La Convention citoyenne a proposé dimanche de regrouper les vacances de février et de Pâques sur deux zones, contre trois actuellement, avec une semaine partagée. Une mesure critiquée par les maires de stations de ski interrogés par La Tribune.C'est une idée pleine de bonnes intentions mais qui pourrait affecter certains acteurs du tourisme. La Convention citoyenne, qui réunit des femmes et hommes âgés de 19 à 83 ans, sélectionnés pour refléter la diversité de la population (milieu urbain, rural, régions, etc.) puis tirés au sort, a adopté dimanche 20 propositions pour remettre l'enfant au cœur de la société.
Parmi ces propositions : un regroupement des vacances de février et de Pâques sur deux zones, contre trois actuellement, avec une semaine partagée permettant « à tout le territoire d’avoir des vacances en commun en particulier les enfants de familles séparées habitant des zones différentes ». Ceci afin de se rapprocher d'une « alternance de sept semaines de cours, deux semaines de vacances », « préconisée par les chronobiologistes ».
De quoi faire réagir les professionnels du tourisme. L'entourage du ministre du Tourisme, Serge Papin, se dit « franchement défavorable » à cette proposition. « Alors que le tourisme est un secteur qui va bien ce n'est pas le moment de fragiliser tout ça », selon cette source.
La semaine partagée au centre des préoccupations
Cette proposition est notamment redoutée par les stations de ski. « Nous pensons que ce n'est pas une bonne idée », réagit le maire de Val d'Isère, Patrick Martin, auprès de La Tribune. « Si tant est que nous nous dirigeons vers deux zones, il faut absolument qu'il n'y ait aucune semaine en commun sur ces deux zones », ajoute-t-il. Ce serait « catastrophique pour les Français », déclare le maire de Val d'Isère. « Indépendamment du ski, cela va créer une telle tension sur les transports, l'hébergement, les routes, qu'ils ne pourront pas se retrouver ».