Le projet de loi de finances 2026, toujours en discussion au Parlement, maintient le secteur de l’économie sociale et solidaire sous pression. Déjà affectées par des coupes budgétaires, les entreprises et associations de l’ESS alertent sur les impacts économiques et sociaux qu’auraient de nouvelles réductions de budgets.Sans relâche et partout en France, le secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS) agite un chiffon rouge vif face aux choix politiques des gouvernements successifs. Alors que le PLF 2026 fait encore l’objet d’un débat agité au Parlement, les inquiétudes des acteurs de l’ESS sont au plus haut.
En France, l’ESS représente 2,6 millions d’emplois, répartis dans tous les domaines de l’économie et sur l’ensemble du territoire, soit près de 14 % de l’emploi privé.
Et avec plus de 21 500 établissements employeurs, soit environ 10 % du total régional, et près de 246 000 salariés (soit plus de 6,1 milliards d’euros de rémunérations brutes versés chaque année), la région est l’une des plus dynamique du secteur, selon les données de la Chambre régionale de l'économie sociale et solidaire (CRESS) Occitanie.
Comme au niveau national, le secteur associatif constitue la grande majorité de l’ESS en Occitanie (83 %), avec près de 18 000 établissements employeurs, suivi par les coopératives (2 806 établissements), les mutuelles (806 établissements) et les fondations (105 établissements). Les secteurs d'activité les plus représentés sont l’action sociale (15 %), les sports et loisir (15 %) et les arts et spectacles (11 %). La CRESS précise que « les sociétés commerciales de l'ESS (non comptabilisées par l'INSEE), sont aussi très présentes en Occitanie, avec 443 établissements, majoritairement dans des "secteurs classiques" tels que le soutien aux entreprises (22 %), le commerce (18 %) et l'industrie (14 %) ».