ENTRETIEN – La sécurité reste la première attente des Français au lendemain des élections municipales. Les maires sont eux-mêmes en quête de moyens pour leurs polices municipales. Le ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, Jean-Didier Berger, leur répond dans La Tribune.À la surprise générale, le député (LR) de la 12e circonscription des Hauts-de-Seine, Jean-Didier Berger, est entré au gouvernement le 26 février dernier comme ministre délégué chargé de la Sécurité auprès du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Âgé de 46 ans, il a déjà été maire de Clamart, vice-président du département des Hauts-de-Seine ainsi que premier vice-président de la région Île-de-France entre 2021 et 2024. Sa lettre d’attributions prévoit en priorité qu’il défende en l’absence du ministre Nuñez, ou lorsqu’il est empêché, la position du gouvernement au Parlement.
LA TRIBUNE : Le projet de loi relatif à l’extension des prérogatives, des moyens, de l’organisation et du contrôle des polices municipales et des gardes champêtres a été voté par le Sénat le 11 février. Quand arrivera-t-il à l’Assemblée nationale ? Les nouveaux maires l’attendent avec impatience pour financer leur police municipale.
JEAN-DIDIER BERGER : A priori, le projet de loi arrivera en commission des lois à l’Assemblée nationale dans les semaines qui viennent, tout comme le texte dit RIPOST pour « réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens », présenté en Conseil des ministres le 25 mars par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Ces textes répondent à une forte attente. Dans les deux cas, il s’agit de répondre rapidement à des menaces concrètes, comme les squatteurs de location courte durée, les tirs de mortier ou l’usage de protoxyde d’azote.
Concrètement, quels seront leurs leviers pour agir ?
Nous avons, en priorité, prévu des mesures administratives comme la saisie, la confiscation voire la destruction des objets problématiques, la fermeture des établissements incriminés ou encore l’élargissement des compétences judiciaires avec des amendes forfaitaires délictuelles rehaussées. Par exemple, l’amende pour consommation de stupéfiants passera de 200 à 500 euros.