Congé de naissance : ce qui change pour les jeunes parents à partir du 1er juillet
latribune.fr
Pour les salariés, l’indemnisation représentera environ 70 % du salaire net pendant le premier mois puis 60 % durant le second, dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale fixé à 4 005 euros.
fgj - dpa Picture-Alliance via AFP - MARIJAN MURAT
Créé dans le cadre du budget de la Sécurité sociale pour 2026, le nouveau congé de naissance entrera en vigueur le 1er juillet. Accessible aux salariés comme aux indépendants, il offrira jusqu’à deux mois supplémentaires aux parents après une naissance ou une adoption, avec une indemnisation dégressive.
C’est l’une des principales mesures sociales du quinquennat en matière de politique familiale. À partir du 1er juillet, les jeunes parents pourront bénéficier d’un nouveau congé de naissance destiné à leur permettre de passer davantage de temps auprès de leur enfant durant les premiers mois suivant une naissance ou une adoption.
Prévue par le budget de la Sécurité sociale pour 2026, la réforme, dont les modalités ont été publiées au Journal officiel dimanche, s’inscrit dans la stratégie de « réarmement démographique » défendue par le président Emmanuel Macron face à la baisse continue du nombre de naissances en France. Le dispositif vient compléter les congés maternité et paternité existants
Chaque parent pourra bénéficier d’un ou de deux mois supplémentaires, pris simultanément ou alternativement avec l’autre parent. Le congé pourra également être fractionné en deux périodes distinctes.
Une indemnisation plus généreuse que le congé parental
L’un des principaux enjeux de la réforme concerne son niveau de rémunération. Pour les salariés, l’indemnisation représentera environ 70 % du salaire net pendant le premier mois puis 60 % durant le second, dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale fixé à 4 005 euros.
Le gouvernement a choisi un mécanisme intermédiaire : plus avantageux que le congé parental classique, mais moins protecteur que les congés maternité ou paternité. Les fonctionnaires bénéficieront d’un dispositif comparable tandis que les travailleurs indépendants percevront une indemnité forfaitaire journalière.
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L’exécutif présente cette réforme comme un investissement social autant qu’un outil démographique. La France enregistre depuis plusieurs années un recul marqué des naissances, alimentant les inquiétudes sur le renouvellement des générations et le financement futur du modèle social.
Le gouvernement met également en avant un objectif d’égalité entre les femmes et les hommes en favorisant une implication accrue des deux parents dans les premiers mois de vie de l’enfant. Si l’Union nationale des associations familiales a salué une avancée importante, plusieurs associations estiment toutefois que la durée du dispositif et son niveau d’indemnisation restent insuffisants pour modifier profondément les comportements.
Un premier test dès cet été
Les parents d’enfants nés ou adoptés depuis le 1er janvier 2026 pourront bénéficier du dispositif dès son entrée en vigueur. Pour ceux dont l’enfant naîtra à partir du 1er juillet, le congé devra être utilisé dans les neuf mois suivant l’arrivée de l’enfant au foyer.
Au-delà de son impact immédiat sur les familles, cette réforme servira aussi de test grandeur nature pour mesurer l’efficacité des nouvelles politiques familiales mises en place afin d’enrayer le recul de la natalité française.