Grande distribution : ces spécialistes qui misent sur la publicité de leurs marges
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Etiquette Ecomiam
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L'un est présent surtout dans le Nord, l'autre dans l'ouest de la France. Le premier vend essentiellement du frais, le deuxième des produits surgelés. Si rien ne réunit en apparence les distributeurs spécialisés Otera et Ecomiam, ils misent pourtant sur un même pari à contre-courant des autres enseignes : la transparence sur les prix payés à leurs fournisseurs et sur leurs propres marges.
Leur modèle s'appuie sur un autre choix commun : des achats directs chez des producteurs sélectionnés en fonction de cahiers des charges spécifiques – agriculteurs ou industriels transformateurs selon les cas. Pour Ecomiam, fondé en 2009 en Bretagne par Daniel Sauvaget, l'objectif est de rendre accessibles des produits à 100 % français : « un enjeu stratégique pour assurer la prospérité de la France », explique l'ancien éleveur de volaille. Pour Otera, né en 2007 dans une ferme, il s'agit de promouvoir des fournisseurs avec qui l'enseigne partage une « proximité de cœur », en grande majorité situés en France.
Les prix en rayons bénéficient de cette absence d'intermédiaires, à laquelle s'ajoutent d'autres sources d'économies: des emballages tout simples et transparents pour Ecomiam, l'encaissement automatique pour Otera. Résultat: les deux distributeurs parviennent à être « significativement compétitifs » par rapport à leurs concurrents directs, respectivement Picard et Grand Frais.
Ces démarches ne suffisent en revanche pas à rattraper Lidl et Leclerc, les distributeurs les moins chers, admettent Daniel Sauvaget et Loïs Abed-Liotard, président d'Otera depuis 2021. D'où l'affichage des tarifs d'achat, qui permet de « réconcilier le consommateur avec l'écosystème » et ainsi de le convaincre de payer le prix affiché, explique Daniel Sauvaget.