« On a perdu de l'ordre de 33% de compétitivité » (A. Di Crescenzo, CCI France)
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Alain Di Crescenzo, président de CCI France, le 4 décembre 2025 dans l'Hérault.
Cécile CHAIGNEAU
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Alain Di Crescenzo, président de CCI France, le 4 décembre 2025 dans l'Hérault.
Cécile CHAIGNEAU
LA TRIBUNE - La France est encore embourbée dans une crise politique autour du projet de loi de finances 2026, qui, en créant un climat d’incertitudes, affecte ses capacités économiques. Quelle analyse en faites-vous ?
Alain DI CRESCENZO, président de CCI France - La situation politique du pays est complexe. En ce moment, on n’est pas le meilleur des amis avec le gouvernement… Mais il y a deux France : d’un côté, le grand univers parisien un peu déboussolé, et de l’autre, la France des territoires. Et la France des territoires, elle marche, mais on y met une gouvernance un peu déconnectée. La déconnexion, c’est entre les gens qui décident et qui savent peu, et ceux qui ne décident pas mais qui savent. Il faudra réussir à réconcilier ces deux mondes… En attendant, les TPE-PME souffrent. La démonstration de la souffrance, ce sont les difficultés économiques et les 70 000 entreprises qui vont mourir en France en 2025. Et 2026 risque de ne pas être bien meilleure. Ce n’est pas la queue de comète du Covid. Ce sont les difficultés dues à un manque de croissance, à un envahissent de produits qui paupérise notre business, et à l’incapacité de l’Etat à soutenir l’économie dans une période difficile. L’incapacité, c’est un manque chronique d’idées, de capacité à prioriser et à prendre des responsabilités ! Mais ne lâchez rien ! Nous sommes un pays de bâtisseurs, de création de valeur, ne vous laissez pas avoir par le pessimisme ambiant.