Les chiffres 2025 des tribunaux de commerce dans l'Hérault soulignent une dynamique des immatriculations d'entreprises mais aussi une envolée des radiations.
Enregistrant les immatriculations, radiations, procédures collectives et autres injonctions de payer, qui en disent long sur le bulletin de santé des entreprises, les tribunaux de commerce sont de bons baromètres de l'économie locale. Les chiffres à la loupe dans l’Hérault, l’un des deux départements les plus dynamiques de l’Occitanie.
Selon l’Observatoire statistique de l’entreprise en France, réalisé par le Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce (CNGTC) en partenariat avec Xerfi Spécific, cabinet spécialisé dans les analyses économiques sectorielles, l'année 2025 « s'inscrit dans la continuité d'un cycle de fragilisation du tissu entrepreneurial français, mais en marque une étape nouvelle et préoccupante ». En France, 454 673 radiations ont été enregistrées (+ 46,6 % vs 2024). Un record selon Infogreffe, tout comme les procédures collectives, au nombre de 63 112 (+ 6,3 %). Seul indicateur orienté à la hausse : les immatriculations (634 416, + 7,7 %), elles aussi à un niveau record.
Grâce à cette comptabilité des immatriculations, radiations, procédures collectives et autres injonctions de payer qui en disent long sur le bulletin de santé des entreprises, les tribunaux de commerce sont de bons baromètres de l’économie locale. La Tribune a fait l’exercice de regarder à la loupe les chiffres de l’Hérault, l’un des deux départements les plus dynamiques d’Occitanie, dessinant le portrait d’un territoire toujours attractif, mais fragilisé.
Les créations en hausse
L’Hérault a enregistré 13 790 immatriculations au Registre du commerce et des sociétés dans l’Hérault en 2025, soit une hausse de 5,2 % par rapport à 2024, inférieure toutefois à la moyenne nationale (+ 7,7 %). L’INSEE, qui opère une comptabilité sur un périmètre plus large, annonce pour sa part 26 179 créations d’entreprises.
« L’Hérault reste un territoire très dynamique mais sous forte tension, avec beaucoup de créations d’entreprises mais aussi beaucoup de radiations, analyse globalement Laurent Frelat, directeur général de Xerfi Specific, pour La Tribune. C’est le fruit de la conjugaison des deux phénomènes : la typologie des entreprises et les secteurs d’activité dans lesquels elles s’inscrivent. »
Sans surprise, le commerce reste le premier secteur d’immatriculations (18,4 % du total), devant les conseils et services aux entreprises (16,6 %) et les activités immobilières (16,5 %). À l’inverse, plusieurs secteurs reculent nettement : l’agriculture-sylviculture-pêche (- 12,2 %), la construction (- 9,1%), les activités financières et d’assurance (- 8,3 %) et le transport-entreposage (- 7,6 %).
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