Le BTP tient bon, mais s’inquiète pour 2026
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La probable baisse des dotations de l'Etat devrait représenter en PACA un manque à investir de 500 millions d'euros.
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La probable baisse des dotations de l'Etat devrait représenter en PACA un manque à investir de 500 millions d'euros.
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A Nice, Toulon et Marseille, les professionnels du BTP exhortent les élus et têtes de listes aux élections municipales du 15 et 22 mars à s’engager en faveur de la construction et du logement. Un questionnaire vient d’être envoyé par la fédération des Alpes-Maritimes aux candidats dont les réponses – ou absences de réponse – seront transmises aux adhérents. Son homologue varoise entend, elle, passer sur le grill de ses questions les candidats de huit communes du département, de Toulon à Sainte-Maxime. « Ce sont les élus qui ont les clés des plans locaux d’urbanisme, ce sont eux qui délivrent les permis. Leurs décisions impacteront notre filière, qui de l’amont à l’aval du chantier concerne près d’un emploi sur cinq sur notre territoire », rappelle Fabien Piersanti, son président.
Car si tout le monde s’accorde à dire que l’année 2025 a été moins catastrophique qu’attendu dans le Sud et « marque une inflexion dans la chute », dixit Cyril Sauvat, président de la fédération des Bouches-du-Rhône, elle révèle néanmoins une activité toujours fragile, parfois en trompe-l’œil. Dans le neuf, par exemple, le rebond est constaté avec des mises en chantiers qui se redressent mais les réservations plongent, signe peu encourageant pour la suite. Surtout, tous soulignent la faiblesse de la production de logements, très inférieure aux besoins de la population active estimés par une enquête menée par la Fédération Française du Bâtiment à 6 000 par an sur dix ans dans les Alpes-Maritimes et 6 800 dans le Var (contre 4 280 réalisés en 2025 dans les premières et 4 660 dans le second). « L’équation risque de se compliquer davantage du fait du développement de l’activité de la défense dans le Var avec notamment le futur porte-avion. Ce sont 10 000 personnes qui sont attendus dans les cinq ans à venir », relève Fabien Piersanti.
Sur le volet rénovation, longtemps stable avec une croissance annuel comprise entre 1% et 2%, le recul est acté : -2% en 2025 avec un troisième trimestre à -2,6% qui accentue la chute. A cet égard, « cette année marque une vraie rupture d’autant plus inquiétante que ce segment représente plus de 50% du chiffre d’affaires du secteur dans les Alpes-Maritimes », souligne Patrick Moulard, président de la fédération azuréenne, qui pointe du doigt « la réforme ratée de MaPrimeRénov et ses 14 modifications en cinq ans qui ont désorienté les particuliers et les professionnels. » Enfin, question Travaux Publics, la tendance est positive (de + 2% dans les Bouches-du-Rhône à + 8,2% dans les Alpes-Maritimes) portée par une logique pré-électorale. Elle masque toutefois une commande publique atone, voire « déplaisante » pour le président de la FBTP 13 qui indique « une baisse de 8% des appels d’offres et de 15,6% des montants. »