Ce mardi, le président américain Donald Trump a annoncé avoir conclu un nouvel accord commercial avec l'Inde. L'arrêt de l'achat de pétrole russe par New Delhi fait partie du « deal ». Une énorme concession de l'Inde qui importait une grande partie de son or noir de Russie.« Narendra Modi a accepté de cesser d’acheter du pétrole russe et d’en acheter beaucoup plus aux États-Unis et, potentiellement, au Venezuela. » Dans un long post sur Truth social pour annoncer l’accord commercial entre l’Inde et les États-Unis, cette phrase de Donald Trump fait office de clé de lecture.
Ce mardi matin tôt, le président américain a annoncé un accord commercial avec la cinquième économie mondiale, après des mois de tensions. Jusque là New Delhi devait s’acquitter de droits de douane américains provisoires allant jusqu’à 50 %. L’accord porte désormais la surtaxe à 18 % et entre en vigueur « immédiatement », a aussi précisé Donald Trump.
En outre, le président américain a assuré que l’Inde allait réduire à « zéro » ses barrières commerciales, qu’elles soient douanières ou réglementaires, et allait par ailleurs acheter pour « plus de 500 milliards de dollars » de produits américains (énergie, défense, aéronautique, télécommunications et produits pharmaceutiques).
Le pétrole russe, une grosse concession
Pour Jean-Joseph Boillot, économiste spécialiste de l’Asie et chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), « il est clair que l’Inde a cédé aux États-Unis sur cet accord, et le pétrole russe est une grosse concession ».