À Deauville, immersion chez les risk managers qui font face à la géopolitique
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Les 33es rencontres AMRAE se sont tenus au cours de la première semaine de février 2026.
SACHA LENORMAND - AMRAE
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Les 33es rencontres AMRAE se sont tenus au cours de la première semaine de février 2026.
SACHA LENORMAND - AMRAE
Les cheveux mouillés, ils tentent de s’abriter sous des piles de dossiers ou un porte-documents. Météo-France avait annoncé quelques millimètres de pluie sur Deauville ce jeudi soir : la promesse a été tenue. À la sortie du Centre international de conférences de la station balnéaire, une bonne moitié du public est détrempée. Ironie du sort : ce sont, pour la plupart, des gestionnaires de risques, chargés d’anticiper et de maîtriser les aléas en tout genre. Leurs préoccupations du moment sont bien plus complexes que trois gouttes d’eau sur un costume.
Cette année, pour la 33e édition des Rencontres de l’Amrae, les enjeux géopolitiques ont mobilisé les risk managers. Au point, sans doute, de leur faire oublier le plus élémentaire des parapluies.
À leur corps défendant, les risk managers semblent avoir anticipé leur présence à Deauville de longue date. Pour les besoins d’un atelier de groupe, certains avaient envoyé au préalable une image du risque qu’ils jugent le plus important. Outre les traditionnelles cyberattaques et les aléas climatiques, l’intimidant portrait officiel de Donald Trump a été choisi par trois participants. Six autres ont également sélectionné une image différente du président américain.
« Étonnamment, il n’y a pas de photo de Poutine », souligne l’un des organisateurs. Progressivement, les langues se délient et chacun justifie son choix. Les droits de douane, le risque de guerre et la perturbation des chaînes d’approvisionnement reviennent fréquemment. « Pour moi, le retour de Donald Trump et du fait militaire, c’est à la fois un risque et une opportunité », confie un salarié du secteur de la défense.