• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Économie

« Ce projet de budget est un scandale absolu pour les plus pauvres en France », alerte Benoît Hamon, président d’ESS France

Photo de Mathieu Viviani

Mathieu Viviani

Publié le 23 octobre 2025 à 15:02

Benoît Hamon, ex-candidat à la présidentielle de 2017, et président d’ESS France.

Benoît Hamon, ex-candidat à la présidentielle de 2017, et président d’ESS France.

Tous droits réservés à NICOLAS GUERBE

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'économie de la zone euro s'est repliée au premier trimestre
  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 2

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 3

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 4

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 5

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 6

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
EXCLUSIF. L’ex-député et ministre socialiste confie à La Tribune son indignation à propos du projet de budget du gouvernement, qui prévoit des nouvelles coupes sèches pour le secteur de la solidarité.

Après une première vie en politique avec le Parti socialiste, Benoît Hamon œuvre aujourd’hui au sein de la société civile en tant que président d’ESS France et directeur général de Singa, une ONG consacrée à l’insertion professionnelle des personnes réfugiées.

Dans une interview exclusive à La Tribune, l’ancien candidat à la présidentielle de 2017 juge le projet de budget du gouvernement Lecornu « catastrophique » pour les Français les plus modestes. « Le gouvernement Lecornu fait bien pire que le gouvernement Barnier en amputant de 54 % le budget que Bercy consacre à l’ESS », déplore par ailleurs son organisation ESS France, dans un communiqué. Une situation qui « indigne » l’ex-député et ministre.

LA TRIBUNE. Dans votre communiqué, vous parlez de « désengagement injustifiable de l’État vis-à-vis de l’économie sociale et solidaire » dans le dernier PLF. Comment cela se traduit en chiffre ?

Benoît Hamon. Dans le projet de budget de la Sécurité sociale, on constate déjà un gel des minima sociaux, qui est une catastrophe totale pour les Français les plus pauvres. Ensuite, dans le projet de loi de finances, on voit des moyens fortement réduits pour l’ensemble des acteurs de la solidarité.

Les mêmes qui disent qu’il faut arrêter le prétendu « assistanat » sont ceux qui cassent les reins des seuls dispositifs qui permettent aux gens de retrouver un emploi.

Plusieurs chiffres illustrent la situation : un milliard d’euros de moins pour les associations françaises, 700 millions de moins pour celles qui œuvrent à la solidarité internationale, 90 % des crédits en moins pour les tiers-lieux, 20 millions en moins pour la politique de la ville, des dizaines de millions en moins pour le « tourisme social », permettant aux plus modestes de partir en vacances, 200 millions d’euros d’économie sur l’accompagnement vers l’emploi, qui touchera au moins 60 000 personnes, sur les 300 000 qui sont pris en charge par les dispositifs d’insertion. Et ce, alors, que le gouvernement dit que sa priorité est l’emploi… C’est incroyable.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

Vous semblez totalement indigné par ce projet de budget…

Absolument. Les mêmes qui disent qu’il faut arrêter le prétendu « assistanat » sont ceux qui cassent les reins des seuls dispositifs qui permettent aux gens de retrouver un emploi. Alors que la Cour des comptes dit que ceux-ci fonctionnent bien ! Où que l’on tourne la tête dans ce budget, le tableau est catastrophique. C’est une hécatombe ! Les grands perdants sont les 9,8 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté en France.

Pour couronner le tout, dans l’exposé des motifs qui justifie le gel des minima sociaux, le gouvernement dit que comme il y a moins d’inflation, 2 % aujourd’hui environ, les plus pauvres pourront absorber ce gel. Alors, on n’a pas de problème à dire aux plus modestes, vous allez perdre 2 % de votre pouvoir d’achat, et d’un autre côté, imposer une taxe significative aux grandes fortunes, c’est presque une affaire d’État. C’est inouï ! C’est un scandale absolu pour les plus pauvres en France.

Quels sont les secteurs de l’ESS qui seront les plus touchés par ces coupes ?

En France, il y a l’insertion par l’activité économique, l’éducation populaire et le tourisme social, ou le service civique qui va perdre 90 millions d’euros, soit 60 000 jeunes au moins. Alors que c’est un moyen de formation, d’émancipation et d’éducation à l’intérêt général.

J’aurais aimé que la gauche soit un peu plus vocale sur les conséquences de ce budget sur les plus pauvres.

Autre secteur qui est laminé, je pèse mes mots, celui de la solidarité internationale. Cela passe notamment par une nouvelle baisse du budget de l’Agence française de développement (AFD), avec des conséquences très concrètes, il faut le rappeler : plus de personnes en situation de famine dans le monde, ou qui décèdent à cause de maladies non soignées ou de malnutrition.

Avez-vous pu relayer ces inquiétudes auprès de l’exécutif ?

On essaie, mais c’est difficile. On n’a pas d’interlocuteur direct car il n’y a pas de ministre de l’Économie sociale et solidaire. Alors, on fait des conférences de presse, on élève la voix comme on peut, mais il y a une sorte de vacance de la décision politique très préoccupante.

On dit que l’instabilité politique a des conséquences négatives sur les marchés financiers, mais elle a d’abord un impact négatif sur la cohésion sociale. Et les associations qui sont sur le terrain, en zone rurale, ou dans les quartiers pauvres, sont en première ligne.

Avez-vous du soutien de la part de certains parlementaires, notamment issus de la gauche ?

Certains parlementaires nous soutiennent à gauche et dans le bloc central. Mais honnêtement, j’aurais aimé que la gauche soit un peu plus vocale sur les conséquences de ce budget sur les pauvres. Lorsqu’on a une copie qui abîme à ce point l’ESS, un secteur qui pèse tout de même 14 % de l’emploi privé du pays, il faut que les dirigeants politiques en parlent.

À lire également

  • Riches contre pauvres : quand le malaise économique américain éclaire nos fragilités françaises
  • LFI et RN main dans la main : l’étrange ballet des votes qui dessine le budget 2026
  • Budget de la Sécu : des mesures douloureuses pour de nombreux assurés

En réalité, les dix millions de pauvres en France n’intéressent pas ou peu ceux qui décident. Probablement parce qu’elles votent peu, je n’ai pas peur de le dire… C’est malheureux. J’aimerais que les responsables de parti, Gabriel Attal (Renaissance), Olivier Faure (PS), Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Marine Tondelier (Les Écologistes) se montrent plus vocaux.

Mathieu Viviani

Sur le même sujet

  • 1

    « Une fausse solution pour la réduction de la consommation de plastique » : les élus locaux montent au front contre le projet de consigne des bouteilles

  • 2

    L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge

  • 3

    Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques

  • 4

    JO 2030 : « Nous allons continuer à bâtir et à investir », promet Éric Ciotti