La CFDT, exclue des négociations sur le partage des actifs du géant des télécoms, alerte sur les risques de suppression de milliers d’emplois, non seulement chez SFR, mais aussi chez Bouygues, Orange et Free.C’est un coup de pression, avec une maîtrise revendiquée des horloges, qu’a organisé mercredi matin la Confédération française démocratique du travail (CFDT) à son siège du 19ᵉ arrondissement de Paris. Christophe Visse, secrétaire fédéral en charge des télécommunications, a d’emblée justifié ce choix du calendrier. « Si la CFDT intervient aujourd’hui, ce n’est pas par hasard. La cession de SFR entre dans sa phase finale, avec des discussions menées en coulisses entre les repreneurs potentiels, mais sans la CFDT ».
Le partage du gâteau SFR entre Bouygues Telecom, Free et Orange pourrait ainsi être finalisé d’ici fin mars, selon la CFDT, qui déplore l’absence de consultation des organisations syndicales dans cette dernière ligne droite, malgré les risques pesant sur l’emploi.
Selon le syndicat, la volonté de finaliser la vente avant la prochaine élection présidentielle engendre un déséquilibre que Christophe Visse, secrétaire télécoms de la CFDT, résume ainsi : « Le calendrier financier et politique prime sur le calendrier social, grand absent des négociations. ».
Le maintien de l'emploi
La CFDT le sait, l’enjeu majeur aujourd’hui porte sur la répartition des actifs de SFR, et le syndicat insiste pour siéger dès à présent à la table des négociations. « Une fois la vente conclue, c’est définitif, on ne peut plus revenir en arrière. Avant, il y a certes une pression syndicale, mais elle permet de protéger les emplois », précise Christophe Visse. Sur ce point, la CFDT estime que près de 8 000 postes pourraient être menacés par la vente des actifs du géant des télécoms.