C’est non sans mal que le budget de la Métropole Aix-Marseille-Provence a finalement trouvé son équilibre. Mais certainement pas de la manière dont les élus métropolitains – dont les 92 maires des communes qui composent la deuxième métropole de France – l’auraient souhaité. Eux qui avaient décidé de refuser de voter leur budget pour le remettre aux mains du préfet, estimant que l’Etat devait assumer ses responsabilités après avoir baissé les dotations et plombé le budget des transports, n’ont-ils pas, finalement, joué contre leur camp, persuadé que le représentant de l’Etat opterait pour une augmentation des impôts.
Car de l’augmentation des impôts, il n’en est rien. « Il n’en est pas question car c’est une décision lourde, qui mènerait à un niveau de fiscalité important. De plus, nous ne sommes pas dans une situation qui nécessite une augmentation des impôts », affirme le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski. Et de dire que la collectivité est l’une des plus soutenues par l’Etat français, davantage que Mayotte, et qu’elle est loin d’être en faillite. Aix-Marseille-Provence bénéficie d’une dotation globale de fonctionnement de 132 euros par habitant, bien au-delà de la moyenne des autres EPCI de France qui s’établit à 84 euros. Le total des concours financiers étatiques à la Métropole est passé de 818 millions d’euros en 2023 à 845 millions d’euros prévus en 2026. Il était nettement supérieur en 2026 (863 millions d’euros), dû à un pic des subventions d’investissement du Plan Marseille en Grand.