Le marché du travail en France continue de se dégrader. Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail a grimpé de 0,2 point au premier trimestre 2026 pour s'établir à 8,1 %. Sur un an, la hausse est plus marquée (+ 0,7 point). En dehors de la période exceptionnelle de la pandémie, il s'agit d'un niveau inédit depuis le printemps 2019. En France métropolitaine, le taux de chômage rapporté à la population active est de 7,9 %. Le pays compte désormais 2,59 millions de chômeurs au sens du BIT. « Cette hausse est légèrement plus forte qu'attendu », a affirmé Vladimir Passeron, chef du département de l'emploi, lors d'un point presse ce mercredi 13 mai.
Pour le chef de l'État, cette nouvelle salve de statistiques est un coup dur. Emmanuel Macron avait fixé comme objectif de parvenir au plein emploi avant la fin de son mandat en 2027. Mais cette promesse devrait s'avérer difficile à tenir. En cause ? Le coup de frein de la croissance économique et la conjoncture mondiale chahutée. L'activité a stagné à zéro au premier trimestre et les perspectives semblent moroses, selon la dernière enquête mensuelle de la Banque de France.
L'enlisement du conflit au Moyen-Orient, les questions sur le hantavirus et la situation des finances publiques inquiètent dans les milieux économiques et financiers. Sur le plan domestique, l'avalanche de réformes du travail menées depuis 2017 (ordonnances Macron, assurance-chômage, apprentissage, formation professionnelle) n'a pas suffi à enrayer la courbe avant la fin de son second mandat.