Comment le gouvernement veut faire revenir les commerces dans les quartiers prioritaires grâce à la fiscalité
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Passage Aquitaine à Boulogne-Billancourt
WikimediaCommons
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Passage Aquitaine à Boulogne-Billancourt
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D'un gouvernement à l'autre, le credo reste le même : « créer un électrochoc économique » dans les quartiers de la politique de la ville. Fin mai, l'ex-ministre de la Ville, Juliette Méadel, et l'ex-ministre du Commerce, Véronique Louwagie, missionnaient, en ce sens, Antoine Saintoyant, directeur par intérim de la Banque des territoires (groupe Caisse des Dépôts), Dominique Schelcher, P.-D.G. de Coopérative U, et Frédérique Macarez, maire (LR) de Saint-Quentin, dans l'Aisne, vice-présidente de l'association d'élus Villes de France.
Malgré les nombreux programmes nationaux de revitalisation dans les petites et moyennes comme Action Cœur de ville et Petites villes de demain, le gouvernement Bayrou identifiait quatre difficultés : une fréquentation des commerces limitée principalement aux résidents, du fait de leur localisation à l'écart des flux, un parc immobilier commercial vieillissant ou dégradé, en raison du désengagement des propriétaires, une conception spatiale souvent désuète en rez-de-chaussée de résidences HLM et un manque d'hétérogénéité de l'offre.
Cinq mois plus tard, La Tribune s'est procurée ce rapport de la mission sur l'avenir de la mission sur l'avenir du commerce de proximité dans les centres-villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville. Le constat est clair :
« le développement commercial est un enjeu territorial très important » et nécessite « un cadre législatif et réglementaire clair et souple ».
Ces derniers formulent donc trente recommandations « pour accompagner la mutation extrêmement rapide des centres-villes, mettre en place des stratégies efficaces sur les territoires, pour des centres-villes vivants mais transformés répondant aux besoins et aux envies des habitants ». Pour les quartiers prioritaires de la ville, « il convient de trouver des leviers permettant la présence de commerces de proximité répondant aux besoins des habitants ».