Toujours en crise, le marché de l'immobilier neuf lyonnais enregistre cependant une petite relance, tandis que certains segments plongent. Avec, en toile de fond, la quasi disparition des investisseurs particuliers.Les années se suivent, mais ne se ressemblent pas toujours. Après deux années consécutives de baisse, un frémissement se fait sentir sur certains segments de l'immobilier neuf lyonnais. Notamment celui l'achat en collectif (hors bloc) qui affiche une hausse de 14 % par rapport à 2024 à Lyon, avec 317 réservations nettes réalisées.
Mais c'est véritablement le marché villeurbannais qui surperforme cette année, avec 82 % de réservations en plus (177) après une année 2024 marquée par un « arrêt quasi total de la production », explique Martin Revel, président du Cecim.
À l'échelle de la métropole lyonnaise, les réservations grimpent ainsi globalement de 14% (pour un total de 1.129 biens réservés) mais ce chiffre retombe à 5 % si l'on exclut les deux villes « motrices » de Lyon et Villeurbanne. À l’inverse, les extérieurs du Grand Lyon affichent une baisse des réservations de 18 % (avec 479 réservations) qui souligne, selon Bérengère Bouvier, nouvelle présidente de la FPI Lyon, un effet de recentrage des ménages vers les centres urbains, bien desservis en transport et les services.
Les mises en ventes de retour, mais les ventes en bloc s'effondrent
Alors que globalement, les prix s'affichent en légère hausse à Lyon et au sein de la métropole, près de la moitié des biens vendus l'auront été grâce à des dispositifs de TVA réduite (36 %) et de BRS (12 %). Ce dernier fonctionne bien notamment grâce à l'attractivité des prix proposés, jusqu'à 50% de réduction par rapport aux prix du marché, souligne la présidente de la FPI. A noter que les coûts de construction, portés par la réglementation environnementale RE 2025, devraient continuer de peser sur les prix.
Du côté des mises en vente, l'heure semble à la reprise : le marché commence en effet à se renouveler à Lyon, avec près de 1.400 nouveaux logements neufs portés à la commercialisation fin septembre, soit moitié plus qu'en septembre 2024. Cela ne suffit cependant pas à reconstituer les stocks : l'offre disponible baisse ainsi de 7% à Lyon, tandis que le stock dur chute de 10%. A l'inverse, il explose de 94% dans les extérieurs de la métropole.