Logement : MaPrimeRénov rouvre fin février pour tous les ménages, 3,6 milliards engagés.
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Le gouvernement débloque 3,6 milliards d'euros pour 270 000 chantiers en 2026.
Andrey Popov - Fotolia.com
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Le gouvernement débloque 3,6 milliards d'euros pour 270 000 chantiers en 2026.
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La fin de l'impasse budgétaire marque le retour opérationnel du principal levier de la transition énergétique résidentielle. En déplacement à Carrières-sous-Poissy ce 6 février, le ministre Vincent Jeanbrun a scellé la réouverture complète du dispositif MaPrimeRénov. Après une suspension forcée au 1er janvier 2026, faute de base légale, le guichet s'apprête à accueillir de nouveau les demandes de l'ensemble des ménages, sans distinction de revenus, dès que le Conseil constitutionnel aura validé le projet de loi de finances (PLF) 2026.
L’adoption du budget par le Parlement lundi dernier, à la suite du rejet des motions de censure, enclenche un compte à rebours précis. Si le dépôt des dossiers peut techniquement reprendre à la fin du mois de février, le circuit administratif impose ses délais. Les demandes devront transiter par les directions départementales des territoires avant d'aboutir aux premiers versements effectifs. Les observateurs du secteur anticipent ainsi l’octroi des premiers paiements aux alentours du mois d'avril.
Cette reprise est cruciale pour purger le stock de 83 000 dossiers accumulés durant l'année 2025. Ces chantiers, restés en souffrance de financement, constituent la priorité immédiate du ministère pour relancer la machine de la rénovation thermique. Le gouvernement entend ainsi stabiliser un dispositif qui a subi des suspensions successives en juin puis en septembre 2025, créant un climat d'incertitude chez les propriétaires et les professionnels du bâtiment.
L’enveloppe globale allouée à l'Agence nationale de l'habitat (Anah) pour l'exercice 2026 s'établit à 3,6 milliards d'euros, un montant stable par rapport à l'année précédente. Cette dotation doit permettre de soutenir 150 000 rénovations dites « par geste » — telles que le remplacement de menuiseries ou de systèmes de chauffage — et 120 000 rénovations d'ampleur. Pour ces dernières, plus de la moitié des projets devrait concerner les copropriétés, un segment clé pour réduire le parc des 5,8 millions de passoires thermiques recensées sur le territoire.
L'État compte optimiser cette dépense publique en s'appuyant davantage sur les certificats d'économie d'énergie (CEE). Ce mécanisme, alimenté par les fournisseurs d'énergie, viendra compléter les subventions directes, permettant de maintenir les objectifs de volume malgré un coût par projet potentiellement plus élevé dans le cadre des rénovations globales.
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Le retour à une « réouverture complète » signifie la fin du ciblage exclusif sur les ménages les plus modestes, une restriction qui avait été instaurée en septembre dernier. Le dispositif 2026 réintègre l'ensemble des foyers fiscaux, bien que l'intensité de l'aide demeure dégressive en fonction du revenu fiscal de référence. Pour les ménages aux ressources les plus faibles, le taux de financement peut atteindre 90 % du montant des travaux, dans une limite de 70 000 euros HT, à condition que le logement concerné ait plus de 15 ans.
Les règles d’éligibilité et les taux de financement en vigueur depuis la rentrée 2025 sont reconduits à l'identique. Cette continuité vise à restaurer la lisibilité du dispositif après une période de turbulences réglementaires qui a poussé certains porteurs de projets à s'autofinancer ou, plus grave, à abandonner purement et simplement leurs ambitions de rénovation.
Pour sécuriser l’usage des fonds publics, le ministère introduit une nouvelle exigence structurelle. Un rendez-vous personnalisé auprès d’un conseiller France Rénov devient désormais un préalable obligatoire avant tout dépôt de demande pour une rénovation d'ampleur. Ce passage par le service public de la rénovation de l'habitat, né de la loi Climat et Résilience de 2021, a pour but de garantir la pertinence technique des bouquets de travaux et d'orienter les usagers vers des solutions neutres et gratuites.
Le ministre Vincent Jeanbrun insiste sur cette double exigence de stabilité et de qualité. En s'appuyant sur le maillage territorial des espaces conseil France Rénov, cofinancés par les collectivités locales, l'exécutif cherche à limiter les risques de fraude et à s'assurer que les 120 000 rénovations globales prévues cette année génèrent des gains énergétiques réels et mesurables.
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