Comme annoncé la semaine dernière par le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, le gouvernement vient de déposer un amendement au projet de loi de finances 2026 « pour redynamiser le parc locatif privé ». Une demande historique des professionnels de l’immobilier pour relancer l'investissement privé face à la crise du logement, avec un plafonnement pour les classes moyennes.C’était l’annonce choc de vendredi dernier : le statut du bailleur privé, à savoir faire du propriétaire bailleur un agent économique à part entière et refondre en profondeur la fiscalité des revenus fonciers applicables aux loyers, allait être inscrit dans le projet de loi de finances 2026 par amendement gouvernemental.
En déplacement en Seine-et-Marne, le nouveau ministre du Logement avait ainsi vanté « un dispositif tant attendu par le secteur du logement [pour] redonner confiance aux investisseurs individuels, [un] moyen de se loger [pour les] locataires et un souffle nouveau à l’économie ». « C’est un levier gagnant pour tous : gagnant pour le propriétaire, gagnant pour le locataire, gagnant pour l’économie et pour l’environnement » avait encore affirmé Vincent Jeanbrun.
Promesse tenue, sur le site de l’Assemblée nationale, se trouve un amendement de l’exécutif écrit sur la base du rapport de la députée macroniste Annaïg Le Meur « Propositions de réforme de la fiscalité locative » présenté en mai 2024 et de celui du député démocrate Mickaël Cosson et du sénateur LR Marc-Philippe Daubresse « Pour une relance durable de l’investissement locatif » dévoilé en juin 2025.
Partageant leur constat d’une « baisse du nombre de logements à louer sur le territoire et à la situation du secteur de la construction » ainsi que « leurs solutions innovantes pour redynamiser le parc locatif privé », le gouvernement propose un double avantage fiscal incitatif pour la construction neuve et la rénovation de logements anciens.