Prosol exploite près de 450 magasins en France sous ses deux enseignes principales Grand Frais (pour laquelle elle fournit les fruits et légumes, produits laitiers et le poisson), ainsi que Fresh, une chaîne de magasins proposant des fruits et légumes,...
A l'issue d'une décennie de croissance, l'appétit de Grand Frais ne faiblit pas. Sa maison mère, le groupe Prosol qui opère les magasins Grand Frais, vient d'être rachetée à son propriétaire Ardian par le fonds Apollo.
C'est une transaction qui a fait les manchettes ce mardi matin : régulièrement citée au sein du classement des enseignes préférées des Français, le spécialiste de l'ultra frais Grand Frais, chapeauté par le groupe Prosol (10 000 salariés), passe sous actionnariat américain.
Son actionnaire majoritaire depuis 2017, le fonds d'investissement français Ardian, a en effet acté la cession de ses parts à des fonds américains appartenant au fonds Apollo (qui gère près de 908 milliards de dollars d’actifs). Si le montant de l'opération n'a pas été confirmé, les experts du secteur évoquent une valorisation qui atteindrait les 4 à 5 milliards de dollars.
Il faut dire que depuis quelques années, le groupe Prosol, dont le siège est basé à Chaponnay (Rhône), est assis sur une pépite : le groupe, qui opère également plusieurs autres enseignes en dehors de Grand Frais et de son pendant Fresh (La Boulangerie du Marché, BioFrais ainsi que Banco Fresco et Panfé en Italie), aurait généré près de 4,2 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2024 (soit 20% de croissance annuelle), avec un total de 450 magasins en France.
Mais c'est naturellement l'enseigne spécialiste des fruits et légumes, produits laitiers, de la mer et de la boucherie, Grand Frais, créé en 1997 en région lyonnaise, qui se trouve au cœur du modèle de Prosol, avec désormais 333 magasins installés à travers l'Hexagone qu'il opère en collaboration avec Euro Ethnic Foods (son fournisseur pour l'épicerie) et Despi (pour la boucherie).
Une cession sous un climat plus propice
Alors que le fonds Ardian avait tenté de se séparer à deux reprises de Prosol en 2021 puis en 2023, sous des auspices jugés à l'époque peu « favorables » en raison du Covid puis de la guerre en Ukraine, cette fois, plusieurs candidats étaient en lice :
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« Un engagement de neuf ans peut paraître long pour un fonds comme le nôtre, qui tourne plutôt autour d'une moyenne de cinq ans. Mais nous n'étions pas là pour précipiter les choses, nous sommes restés et nous avons été ravis de le faire car c'était la bonne décision », assure Nicolas Trani, directeur au sein de l'équipe Buyout du fonds d'investissement Ardian à Paris.