Dans une note dévoilée par La Tribune, le think tank libéral Génération Libre plaide pour « libérer l’activité économique » en diminuant d’environ 150 milliards d’euros la fiscalité qui pèse sur les entreprises grâce à une baisse symétrique des aides versées.Comment redonner du souffle aux entreprises françaises ? Comment relancer leur compétitivité alors que la compétition internationale s’intensifie ? Dévoilée en exclusivité par La Tribune, une note rédigée par François-Xavier Oliveau, un ancien dirigeant d’entreprises et essayiste, pour le think tank libéral Génération Libre (fondé par Gaspard Koening), propose une approche radicale : diminuer d’environ 150 milliards d’euros la fiscalité sur les entreprises, tout en baissant pour l'équivalent d’un même montant les aides publiques qui leur sont octroyées.
Pour François-Xavier Oliveau, cette idée de « l’effacement parallèle » se justifie par la nécessité de mettre fin « à la fiscalité délirante » qui pèse sur les entreprises tricolores et qui, in fine, handicape tout le pays. Une étude de la Tax Foundation, un think tank américain, publiée en octobre a classé la France comme le pays à la fiscalité la moins compétitive de l’OCDE. Le budget 2026 — validé par Conseil constitutionnel le 19 février — ne va rien arranger : le taux de prélèvements obligatoires de l’Hexagone devrait grimper à près de 44 % du PIB.
En se basant sur les travaux du Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan (HCSP) publiés mi-juillet 2025 sur les aides aux entreprises, la note propose de supprimer, en priorité, trois grands types d’aides : d’abord, les exonérations de cotisations sociales pour 47 milliards d’euros. Même si la réduction de cotisation « Fillon » qui cible les bas salaires nécessiterait une réforme d’ampleur du système socio-fiscal, reconnaît François-Xavier Oliveau. Mais aussi, les aides fiscales (réductions d’impôts, taux de TVA réduit, etc.) pour 76 milliards d’euros et, enfin, les aides budgétaires (aides à l’apprentissage, subventions, etc.) pour 40 milliards d’euros.
Un choc fiscal à 150 milliards d’euros
Sur cette masse de près de 165 milliards d’euros, l’auteur estime que « 10 à 15 milliards d’euros de cas très spécifiques (…) pourraient être sortis du périmètre d’analyse ». D’où l’enveloppe retenue de 150 milliards d’euros. Ainsi, une telle réforme permettrait un véritable « choc fiscal » pour les investisseurs français et étrangers, en supprimant les impôts de production, en diminuant de 25 à 20 % le taux normal d’impôt sur les sociétés et en baissant le coût du travail de 10 %.