Sébastien Lecornu doit s’exprimer ce vendredi, en fin de journée, sur le budget depuis Matignon. Le mystère reste entier sur la méthode que le Premier ministre choisira, d’ici à mardi, pour faire adopter le texte.Qu’annoncera le Premier ministre en fin de journée ce vendredi ? Son entourage a fait savoir dans la matinée qu’il s’exprimerait depuis Matignon « afin de présenter les éléments de fond pour construire le contenu d’un accord sur le projet de loi de finances pour 2026 ». Les discussions en coulisse, notamment avec le Parti socialiste pour aboutir à un accord de non-censure, devraient aller bon train jusqu’à ce soir.
Jeudi, le gouvernement a dû admettre qu’une adoption du budget 2026 par un vote au Parlement n’était pas possible, faute de majorité. « Après plusieurs jours de travaux en commission, plusieurs jours de travaux en séance, force est de constater que ce soir nous nous éloignons définitivement d’un texte de compromis acceptable par une majorité de députés ici à l’Assemblée nationale », a reconnu, peu avant minuit, le ministre des Relations avec le Parlement Laurent Panifous, au pied du perchoir.
Ainsi, l’exécutif a choisi de mettre en pause les discussions budgétaires jusqu’à mardi : la séance de ce vendredi 16 janvier a été annulée au Palais-Bourbon, comme celle de lundi prochain.
Une semaine cauchemardesque pour l’exécutif
Depuis la reprise des discussions en nouvelle lecture, mardi 13 janvier, le gouvernement a vécu des heures très compliquées… Dès la reprise, les députés ont voté la suppression de l’article liminaire du texte – grâce à un amendement de La France insoumise (LFI) –, rendant le texte inconstitutionnel selon la ministre de l’Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin.
Soucieux d’avancer sur les collectivités locales, l’exécutif a appelé en priorité les articles relatifs à ces sujets dans les débats. Et la locataire de Bercy n’a pu que constater, impuissante, l’incohérence des votes des députés : ces derniers ont réindexé la dotation globale de fonctionnement (DGF) sur l’inflation avant de la raboter, le lendemain, de 5 milliards d’euros. Un amendement porté par le Rassemblement national (RN) qui a mis le feu aux poudres chez les élus locaux, comme a pu le constater La Tribune.