Le gouvernement prévoit une tour de vis de 17 milliards d’euros dans son projet de budget 2026. Passage en revue des principales mesures.
La potion amère de Sébastien Lecornu va-t-elle résister à la fronde des oppositions ? Pour tenter d’éteindre le volcan parlementaire et syndical, le Premier ministre a annoncé la suspension de la réforme des retraites de 2023 jusqu’à l’élection présidentielle, lors de sa déclaration de politique générale.
Mais l’exécutif reste déterminé à redresser les comptes publics en passant par des coupes. Dans sa copie budgétaire présentée au Parlement ce mardi, le chef du gouvernement prévoit de sabrer dans les dépenses à hauteur de 17 milliards d’euros sur les 30 milliards d’euros d’économies au total.
Ce montant représente certes une grande partie des efforts annoncés aux députés et sénateurs. Mais faute de majorité et au vu des échanges électriques entre Matignon et les forces d’opposition ces dernières semaines, les marges de manœuvre de Sébastien Lecornu sont extrêmement réduites. Dans son avis dévoilé quelques heures avant la déclaration de politique générale, le Haut conseil des finances publiques (HCFP) a jugé que « la hausse très modérée prévue pour les dépenses publiques (+0,2 % en volume) est une cible très ambitieuse au regard du passé ».
Sans surprise, le gouvernement a annoncé « une baisse des dépenses de l’État en 2026 ». Cet effort devrait passer par « une rationalisation des coûts de structure et de fonctionnement », précise Bercy dans son document. Tour d’horizon des principales mesures.
L’aide au développement et l’emploi dans le collimateur
Conformément aux vœux du président de la République, le budget de la Défense sera revalorisé de 6,7 milliards d’euros en 2026. Globalement, les missions régaliennes (Justice, Intérieur, Armées) devraient être préservées. En revanche, d’autres postes budgétaires devraient subir de plein fouet un sérieux tour de vis.
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Déjà visée dans le projet de budget de François Bayrou, la mission sur l’aide au développement devrait être réduite en 2026 d’environ 700 millions d’euros. Son budget pourrait ainsi passer de 5,1 milliards d’euros à 4,4 milliards d’euros. Autre mission mise à contribution : la Solidarité, l’insertion et l’égalité des chances devraient également connaître des baisses de subsides.