• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieFinances Publiques

Sans 49.3, le gouvernement se prépare à un marathon budgétaire

latribune.fr

Publié le 20 octobre 2025 à 04:30

Le marathon commence dès ce lundi en commission des Finances à l'Assemblée, suivi d'un démarrage en séance publique vendredi.

Le marathon commence dès ce lundi en commission des Finances à l'Assemblée, suivi d'un démarrage en séance publique vendredi.

Assemblée nationale

Le Quotidien Numérique

06 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge

  • 2

    Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques

  • 3

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 4

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 5

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 6

    L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
L’exécutif fait le pari d’un budget 2026 adopté sans recourir à l’article 49.3, une première depuis l’absence de majorité absolue à l’Assemblée en 2022. Ce changement radical bouleverse la procédure, menaçant de transformer l’examen en un « budget Frankenstein » sous la pression persistante d’une motion de censure.

Le budget de l’État pour 2026 s’apprête à connaître un examen parlementaire inédit sous la Ve République. La décision du Premier ministre, Sébastien Lecornu, de renoncer à l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le texte sans vote est une rupture majeure, la première depuis 2022.

Ce choix rebat intégralement les cartes. Jusque-là, le 49.3 permettait au gouvernement d'engager sa responsabilité sur sa version souhaitée du texte. Désormais, chaque mesure votée dans l’hémicycle aura une chance d’être conservée dans le texte final. Conséquence directe : les amendements pourraient être défendus bec et ongles par leurs auteurs, avec le risque d’étirer considérablement les débats.

Pourtant, une forme de discipline semble émerger chez les groupes minoritaires. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a promis de restreindre le nombre de propositions, annonçant : « Nous déposerons moins de 250 amendements et nous en resterons là pour avoir de vrais débats. » Le Rassemblement national (RN) s’est également dit prêt à se limiter dans ses dépôts. Du côté de La France Insoumise (LFI), le président de la commission des Finances, Éric Coquerel, a fixé un objectif de 1 200 amendements en commission, prévoyant environ le double en séance publique.

Le spectre du « budget Frankenstein »

Avec une Assemblée morcelée en trois blocs minoritaires, le risque n’est plus seulement l’allongement des débats, mais la dilution de la cohérence budgétaire. La chambre basse se prépare à voir se multiplier les jeux d’alliance et les majorités d’opportunité selon les mobilisations sur chaque article. "On peut gagner des batailles", prédit Eric Coquerel.

La perspective d’un texte hybride inquiète pourtant même dans l’opposition : « il ne faut pas de budget Frankenstein, » insiste un député socialiste, qui assume de viser un budget « qui puisse être votable. »

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

A LIRE AUSSI

Budgets 2026 : ces milliards que Lecornu veut faire entrer dans les caisses de l’État

Le Sénat, qui sera saisi après l’Assemblée, est un autre acteur clé. Disposant d’une confortable majorité droite-centristes, la chambre haute se positionne en recours face à une potentielle dérive du texte à l’Assemblée. Le sénateur Claude Malhuret (Horizons) a ainsi promis : « Nous allons aider le gouvernement à résister » à la gauche, se tenant prêt à « purger le budget de tout ce qui va dans le mauvais sens. »

La menace structurelle de la censure

Si le Premier ministre Sébastien Lecornu a résisté à ses deux premières motions de censure, l’épée de Damoclès de l’article 49.2 de la Constitution continue de planer. En effet, les groupes parlementaires peuvent, à tout moment, déposer une motion de censure spontanée.

Cette menace risque de se cristalliser lors de l’examen du budget de la Sécurité sociale en novembre. Le gouvernement a promis un amendement visant à suspendre la réforme des retraites de 2023. Cette mesure soulève une série d’inconnues majeures : Obtiendra-t-elle une majorité à l’Assemblée ? Sera-t-elle maintenue au Sénat, où la droite et les centristes s’y opposent ? Et quel sera son sort lors de la cruciale commission mixte paritaire (CMP), réunissant députés et sénateurs pour aboutir au texte final ?

A LIRE AUSSI

Budget 2026 : le Haut conseil des finances publiques sceptique sur la copie du gouvernement

Les oppositions utilisent cette incertitude pour maintenir la pression. Pour le chef des députés socialistes, Boris Vallaud, le message est clair : « S’il n’y a pas de suspension, il n’y a pas de gouvernement. » Le RN, par la voix du député Jean-Philippe Tanguy, a indiqué de son côté qu’il pourrait s’abstenir sur le budget de la Sécurité sociale, car il « ne veut pas avoir une part de responsabilité dans la non suspension, » qualifiant la concession gouvernementale de « leurre » ou de « piège. »

Un calendrier contraint sous haute tension

Ces modalités atypiques d’examen s’accompagnent de délais extrêmement serrés. Le budget doit impérativement être promulgué avant le 31 décembre, après son passage devant le Conseil constitutionnel.

Le marathon commence dès ce lundi en commission des Finances à l’Assemblée, suivi d’un démarrage en séance publique vendredi. Les débats pourraient s’étirer jusqu’au 23 novembre avant la transmission du texte au Sénat.

A LIRE AUSSI

Pour sortir de la crise politique, Sébastien Lecornu prêt à réduire moins fortement le déficit en 2026

La date butoir absolue est fixée par la Constitution. Si le Parlement ne parvient pas à se prononcer au bout de 70 jours (50 pour le budget de la Sécu), soit d’ici au 23 décembre, le gouvernement dispose de la possibilité de mettre en vigueur son budget par ordonnances, sans passer par le vote.

À lire également

  • Budget : les élus locaux craignent de devenir « des outils de la récession »
  • Sébastien Lecornu présente un budget d’efforts aux Français
  • Sébastien Lecornu : « Il y a une volonté d’avoir pour la France un budget avant le 31 décembre »

Autre scénario d’échec : si la copie budgétaire venait à être rejetée au final par un vote négatif, l’exécutif serait contraint de passer par une loi spéciale, comme cela s’est produit en décembre 2024. Dans les deux cas – ordonnances ou loi spéciale – le renoncement au 49.3 et l’intégralité du marathon budgétaire parlementaire n’auront servi à rien.

(Avec agences)

latribune.fr

Sur le même sujet

  • 1

    Après chaque consultation médicale, le gouvernement veut afficher la facture de la Sécu par SMS

  • 2

    Transparence salariale : la France accélère la transposition sous pression européenne

  • 3

    Budget : le gouvernement pris dans un scénario noir

  • 4

    Moins nombreux et plus diplômés : le profil des nouveaux immigrés en France