Budget : les élus locaux craignent de devenir « des outils de la récession »
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Façade de la Mairie de Prades, dans les Pyrénées-Orientales.
LTD/Reuters
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Façade de la Mairie de Prades, dans les Pyrénées-Orientales.
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La guerre est déclarée. Instance administrativo-politique composé de représentants de l’État et des collectivités, le Comité des finances locales (CFL) a auditionné, ce mercredi matin, sur le projet de loi de finances 2026, les ministres des Comptes publics Amélie de Montchalin et de l’Aménagement du territoire Françoise Gatel sur la loi de finances 2026.
À la sortie, cette dernière a défendu les arbitrages du gouvernement Lecornu, tandis que le président (PS) du CFL, André Laignel, premier vice-président délégué de l’association des maires de France, a réglé ses comptes, peu après, avec l’exécutif.
D’emblée, l’élu local s’est opposé aux 4,6 milliards d’euros demandés aux collectivités territoriales. C’est moins que les 5,3 milliards de la copie de François Bayrou, mais « c’est plus du double de l’effort demandé » en 2025, à savoir 2,2 milliards d’euros.
Parmi ces 4,6 milliards d’euros, les villes industrielles seront les premières impactées à hauteur de 1,3 milliard : 500 millions d’euros en moins pour la dotation budgétaire (DCRTP) compensant depuis 2010 les pertes de recettes liées à la réforme de la taxe professionnelle et 800 millions en moins sur les valeurs locatives des locaux industriels qui servent de base au calcul de la cotisation foncière des entreprises. La CFE étant un impôt communal.
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Sans compter 2 milliards d’euros pris au titre du dispositif de lissage conjoncturel des recettes fiscales des collectivités (Dilico), un outil qui permet de prélever un certain nombre de collectivités sur leur fiscalité. Ces 2 milliards seront remboursés en cinq ans, et non plus en trois ans, comme le Dilico 2025, et à hauteur de 80 %.
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