Budget 2026 : la journée de tous les dangers pour le gouvernement
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Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, à l'Assemblée nationale, le 28 octobre.
REUTERS - Sarah Meyssonnier
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Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, à l'Assemblée nationale, le 28 octobre.
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Le sort de la partie « recettes » du budget 2026 sera-t-il définitivement scellé ce vendredi 31 octobre ? Consacrée à la fiscalité des contribuables les plus aisés, la journée s’annonce particulièrement périlleuse pour le gouvernement. Preuve de l’importance du moment, le Premier ministre Sébastien Lecornu devrait être présent au sein de l’hémicycle.
Dès 9 heures, les débats sur le projet de loi de finances (PLF) reprendront avec l’article 3 du texte qui prévoit l’instauration d’une taxe sur les holdings patrimoniales. Seront ensuite mis en discussion, en priorité, deux amendements de La France insoumise (LFI) qui visent à instaurer une taxe exceptionnelle sur les hauts patrimoines. Tout un programme.
Après cela, le MoDem défendra son amendement sur la mise en place d’impôt sur la fortune improductive (IFP), tandis que le Rassemblement national (RN) plaidera pour la création d’un impôt sur la fortune financière (IFF) – mesure déjà défendue par Marine Le Pen lors de sa campagne présidentielle de 2022 – en lieu et place de l’actuel impôt sur la fortune immobilière (IFI).
Au cours de cette journée, les députés s’arrêteront sur l’incontournable taxe Zucman – une imposition de 2 % sur les patrimoines de 100 millions d’euros, en incluant les biens professionnels –, mais aussi sur sa version « allégée » proposée par le Parti socialiste (PS) – une imposition de 3 % à partir de 10 millions d’euros de patrimoine, tout en excluant les entreprises familiales et les jeunes entreprises innovantes. Les débats entre les parlementaires promettent d’être animés.
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Cette semaine, Sébastien Lecornu a rappelé son opposition à la taxation des biens professionnels, fermant la porte à un compromis. Et la version « light » proposée par le PS ne semble, à ce stade, pas convaincre non plus le gouvernement. « Il est hors de question pour nous de pénaliser les entrepreneurs et de mettre à mal notre capacité de production en taxant les biens professionnels », a prévenu, dimanche 26 octobre, la ministre de l’Action et des comptes publics Amélie de Montchalin dans La Tribune Dimanche.
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