Mise en place par la loi de finances 2025, la Contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) impose un taux d’imposition minimal de 20 % pour les foyers dépassant 250.000 ou 500.000 euros de revenu fiscal. Avec un acompte de 95 % à régler en ligne avant la mi-décembre, le gouvernement neutralise plusieurs dispositifs de défiscalisation, notamment les déductions sur le PER et certains crédits d’impôt.La première quinzaine de décembre 2025 est marquée par une échéance fiscale d’une ampleur inédite pour les contribuables fortunés : le paiement d’un acompte représentant 95 % du montant estimé de la Contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR). Cette mesure, qui s’inscrit dans une logique affirmée de redressement des finances publiques, demande un effort de trésorerie immédiat et sans précédent aux foyers concernés.
L’échéance frappe les ménages dont le revenu fiscal de référence (RFR) pour 2025 dépasse les seuils de 250 000 euros pour une personne seule ou 500 000 euros pour un couple marié ou pacsé. L’obligation de régler cette somme directement en ligne avant la mi-décembre, dans un contexte politique marqué par la volonté de renforcer la fiscalité des plus aisés, est motivée par l’urgence de la perception de ces recettes par l’État. Afin d’aider les usagers à évaluer leur contribution et le montant de cet acompte, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) a mis à disposition un simulateur en ligne, accessible depuis l’espace particulier sur impots.gouv.fr à compter du 1er décembre.
Un taux d’imposition minimal de 20 %
La CDHR a été proposée par Michel Barnier à l’automne 2024 et mise en place par la loi de finances pour 2025 (promulguée sous François Bayrou). Son objectif est clair : garantir une imposition minimale de 20 % du revenu fiscal de référence (RFR) des ménages ayant des hauts niveaux de rémunération, et ce, quelle que soit la stratégie utilisée pour réduire l’impôt dû. Elle vient s’ajouter à la Contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR).
Sont particulièrement ciblés les contribuables – notamment les dirigeants – qui perçoivent l’essentiel de leurs revenus sous forme de dividendes et de plus-values imposés à la flat tax.