À la veille de la visite de Benjamin Netanyahu à Washington, le président américain évoque un plan de paix inédit pour Gaza, incluant cessez-le-feu, libération des otages et nouvelle gouvernance du territoire.Donald Trump entend relancer la diplomatie au Proche-Orient. « Nous avons une réelle chance d’atteindre quelque chose de grand. Tout le monde est prêt pour quelque chose de spécial, une première. Nous allons y arriver », a écrit dimanche le président américain sur sa plateforme Truth Social.
Vendredi déjà, il avait affirmé avoir « un accord » sur Gaza, après avoir présenté un nouveau plan de paix à plusieurs pays arabes et musulmans ainsi qu’au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Selon une source diplomatique, ce document en 21 points prévoit un cessez-le-feu permanent, la libération des otages israéliens détenus à Gaza, un retrait progressif des forces israéliennes et la mise en place d’une gouvernance de transition sans le Hamas. L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair pourrait y jouer un rôle clé.
Des divergences persistantes
À la tribune de l’ONU, Benjamin Netanyahu a pour sa part dénoncé la reconnaissance de l’État de Palestine par plusieurs pays occidentaux, dont la France, le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie. Le dirigeant israélien a qualifié cette perspective de « suicide national » et promis de « finir le travail » contre le Hamas « aussi vite que possible ».
L’attaque du 7 octobre 2023, menée par le Hamas, a causé la mort de 1 219 personnes en Israël, en majorité des civils. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 47 sont toujours retenues à Gaza, dont 25 considérées comme mortes par l’armée israélienne. L’offensive israélienne déclenchée en représailles a, elle, fait 66 025 morts, selon le ministère de la Santé du Hamas, des chiffres jugés crédibles par l’ONU.