Tommy Robinson, nouvelle figure de l’extrême droite, mobilise à Londres
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Les rues de Londres, investies par les supporters de Tommy Robinson, le samedi 16 mai 2026.
LTD/AFP/TOBY SHEPHEARD
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Les rues de Londres, investies par les supporters de Tommy Robinson, le samedi 16 mai 2026.
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Une marée de drapeaux britanniques flotte au pied de Big Ben. La foule s’agite devant des discours diffusés sur des écrans géants à la gloire de Donald Trump et de Tommy Robinson. « Je suis très inspirée par Trump. Tout le monde pense qu’il est un idiot, mais il sait ce qu’il fait, il a un plan stratégique pour mener sa politique, raconte Beth, 54 ans, venue seule depuis Manchester. Mon mari n’est pas du même avis que moi, il trouve Robinson trop extrême mais c’était important pour moi de faire la route. Je n’avais pas pu venir à la dernière marche. »
En septembre de l’an dernier, plus de 100.000 personnes s’étaient retrouvées, formant l’une des plus grandes manifestations d’extrême droite du Royaume-Uni. Ni parti politique ni syndicat, le mouvement Unite the Kingdom de Tommy Robinson sort de tout cadre habituel. Son leader aussi. De son vrai nom Stephen Yaxley-Lennon, yeux bleus et barbe naissante, le militant d’ultradroite a créé sa sphère idéologique avec des dizaines de milliers de soutiens.
Selon un sondage de YouGov du 1er avril 2026, un cinquième de la population britannique déclarait apprécier cet homme qui consacre sa vie à ses idées. Dans les rangs de la manifestation, il est même idolâtré. « C’est une voix pour nous, une voix forte. Il n’est pas là pour remporter une élection, juste pour dire la vérité », croit Mark, habillé de la tête aux pieds du drapeau britannique. Autour de lui, des chapeaux arborent l’inscription « Make Britain Great Again » en référence au slogan trumpiste Maga, « Make America Great Again ».