Droits de douane : l’Afrique piégée entre Washington et Pékin
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'Afrique subie directement le contrecoup de la guerre commerciale sino-américaine.
CFOTO/Sipa USA via Reuters Conne - CFOTO - Costfoto
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'Afrique subie directement le contrecoup de la guerre commerciale sino-américaine.
CFOTO/Sipa USA via Reuters Conne - CFOTO - Costfoto
Le couperet est tombé mercredi à minuit : l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) n’a pas été reconduit. Depuis 2000, ce dispositif permettait à une trentaine de pays africains d’exporter sans droits de douane vers les États-Unis, sous conditions de gouvernance et de respect des règles de l’économie de marché.
Pendant vingt-cinq ans, il a constitué le socle des échanges entre l’Afrique et la première puissance mondiale, contribuant à l’essor de secteurs entiers, du textile éthiopien à l’industrie automobile sud-africaine, en passant par l’agroalimentaire kényan. Désormais, ces exportations se retrouvent soumises aux droits de douane imposés par l’administration Trump.
Face à ce repli américain, la Chine tente d’apparaître comme un partenaire de substitution. En juin dernier, le président Xi Jinping a annoncé la suppression des droits de douane pour les vingt économies africaines qui ne bénéficiaient pas encore d’un accès préférentiel au marché chinois. Pour la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud, l’Algérie, ou encore l’Égypte, la décision de Pékin ouvre donc des perspectives nouvelles…
À lire également
Ce geste, très politique, s’inscrit dans une relation économique qui s’est transformée en profondeur en deux décennies. Depuis la création du Forum sur la coopération Chine Afrique (FOCAC) en 2000, Pékin a multiplié prêts, contrats d’infrastructures et partenariats commerciaux, devenant, de loin, le premier partenaire commercial du continent. La dépendance est telle que pour certains pays, les ventes à la Chine représentent près d’un tiers de la richesse produite.