Le président de la Chambre des représentants Mike Johnson s’est dit confiant dans une adoption rapide d’un texte mettant fin au « shutdown » de l’État fédéral. Mais des incertitudes demeurent, alors que les démocrates réclament des réformes au sein du ministère de la Sécurité intérieure.
La sortie de crise pourrait être imminente. Mike Johnson a affirmé dimanche être « confiant » dans le fait que la Chambre des représentants, qu’il préside, parviendrait à voter « d’ici mardi » un texte mettant fin à la paralysie budgétaire qui touche l’administration fédérale depuis samedi.
Ce « shutdown », déclenché dans un contexte de tensions autour des méthodes de la police de l’immigration à Minneapolis, a pour l’instant des effets limités. Un compromis trouvé jeudi entre le président Donald Trump et des sénateurs démocrates a ouvert la voie à une résolution rapide. Après son adoption au Sénat vendredi, le texte doit désormais être validé par la Chambre, à majorité républicaine, afin d’éviter la mise au chômage technique de centaines de milliers de fonctionnaires.
Mais plusieurs incertitudes demeurent. D’une part, une tempête hivernale risque de compliquer le retour des élus à Washington, où la Chambre reprend lundi sa session. D’autre part, la minorité démocrate de la chambre basse n’a pas encore dit si elle suivra ses collègues sénateurs et votera, ou non, aux côtés des républicains pour limiter la paralysie de l’Etat.
Une équation politique délicate
Mike Johnson a suggéré dimanche sur NBC que sa très fine majorité républicaine devra faire sans les démocrates. « Oui, j’ai une seule voix de marge pour le reste de 2026 » a-t-il déclaré, affirmant que son groupe « va faire ce qui est responsable et financer l’Etat ».
Trois mois après le shutdown le plus long de l’histoire du pays, le processus de financement de l’Etat fédéral suivait son cours parlementaire en janvier - jusqu’au décès d’Alex Pretti, tué par des agents fédéraux à Minneapolis. Ce nouveau drame a provoqué une vive émotion dans le pays et poussé l’opposition démocrate à refuser de signer un chèque en blanc au ministère de la Sécurité intérieure, le DHS, qui pilote les opérations visant des sans-papiers dans le Minnesota.
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