Défense : les Rafale protègent les bases françaises aux Émirats
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Le Rafale F5 vise à améliorer les capacités opérationnelles des forces aériennes.
Dassault Aviation
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Le Rafale F5 vise à améliorer les capacités opérationnelles des forces aériennes.
Dassault Aviation
Les Rafale basés à Al-Dhafra (EAU) effectuent des missions de sécurisation aérienne pour protéger les emprises françaises après l'impact d'un drone iranien sur un hangar militaire.
Paris active ses accords de défense avec les pays du Golfe et la Jordanie pour répondre aux frappes « indiscriminées » de l'Iran.
Le porte-avions Charles-de-Gaulle reste positionné en Atlantique Nord ; aucun renfort supplémentaire n'est confirmé par le Quai d'Orsay.
Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a confirmé ce mardi 3 mars que les avions Rafale stationnés aux Émirats arabes unis (EAU) mènent actuellement des opérations de sécurisation du ciel. Cette mobilisation directe fait suite à l'interception de drones iraniens durant le week-end dernier. Les pilotes de la base aérienne d'Al-Dhafra assurent la protection des emprises diplomatiques et militaires françaises dans une région désormais aspirée par la guerre en Iran.
L’alerte est montée d’un cran dimanche après qu’un drone a touché un hangar d’une base française aux Émirats. Cet incident, bien que circonscrit, souligne la vulnérabilité des actifs tricolores face aux capacités de projection iraniennes. « Ces Rafale et leurs pilotes sont mobilisés pour assurer la sécurité de notre emprise », a martelé le chef de la diplomatie sur BFMTV. La France dispose sur place d’un dispositif permanent incluant une base navale et une base aérienne, points d'appui stratégiques pour ses intérêts dans le Golfe.
Au-delà de la seule protection de ses ressortissants, la France rappelle la solidité de ses alliances régionales. Le gouvernement affirme qu'il ne se dérobera pas à ses engagements envers l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, l'Irak, Bahreïn, le Koweït, Oman et la Jordanie. Ces nations, situées en première ligne du conflit, bénéficient de traités de coopération militaire anciens. Les échanges diplomatiques s'intensifient pour coordonner la riposte face aux futures attaques potentielles.
La ministre déléguée aux Armées, Alice Rufo, précise que cette aide prend la forme d'un rehaussement de la posture défensive.
Cette assistance technique et opérationnelle vise à contrer des frappes jugées indiscriminées. La doctrine française reste claire : la réassurance des partenaires est une priorité pour stabiliser une zone sous haute tension.
Malgré la dégradation de la situation sécuritaire, l’exécutif temporise sur l’envoi de moyens lourds supplémentaires. Questionné sur un éventuel déroutement du groupe aéronaval, Jean-Noël Barrot a balayé l'hypothèse d'une présence immédiate du fleuron de la Marine nationale en zone de conflit. Le porte-avions Charles-de-Gaulle se trouve actuellement en Atlantique Nord pour un exercice multinational programmé. Aucun changement de route n’est officiellement acté.
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Le dispositif actuel repose donc sur les forces prépositionnées et les exercices déjà en cours avant le déclenchement des hostilités. Le chef de l’État conserve toutefois la latitude d'ajuster ce niveau de force si la situation l'exige. Pour l'heure, la France privilégie la protection de ses intérêts existants et le soutien à ses alliés locaux. L'objectif demeure la maîtrise de l'escalade tout en garantissant l'intégrité des bases françaises face à la menace des drones.
(Avec agences)
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