• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomiePolitique internationale

Pétrole : Trump veut facturer la protection du golfe Persique, Londres et Paris temporisent

Photo de Vincent Truffy

VT (avec agences)

Publié le 16 mars 2026 à 11:50 - Mis à jour le 16 mars 2026 à 14:10

Un méthanier à l’ancrage à Oman alors que le trafic est bloqué dans le détroit d'Ormuz.

Un méthanier à l’ancrage à Oman alors que le trafic est bloqué dans le détroit d'Ormuz.

/FW1FP/Bill Berkrot - REUTERS - Benoit Tessier

L'essentiel de l'actualité

mercredi 17 juin

  • TotalEnergies évalue à 200 millions d’euros son effort dans la crise des carburants
  • IA : Bruxelles pousse pour une alliance technologique avec les États-Unis
  • Zone euro : l’inflation repart à la hausse, mais les salaires restent sous contrôle
  • La Banque de France abaisse nettement sa prévision de croissance pour 2026
  • L’AIE révise fortement à la baisse sa projection de demande mondiale de pétrole pour 2026
Voir plus

Le Quotidien Numérique

17 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Ferroviaire : la Nouvelle-Aquitaine dézingue le contrat de performance de SNCF Réseau

  • 2

    Rachat de SFR : le coup de poker de Bouygues Telecom pour devenir le numéro 2 du marché

  • 3

    La base de données qui recense les mensonges des IA devant les juges

  • 4

    Pourquoi la nouvelle pièce de la Monnaie de Paris va chambouler tout le marché de l'or français

  • 5

    « Des acheteurs forcés » : comment Elon Musk manipule la Bourse pour propulser l'action SpaceX

  • 6

    Renault et Thales lancent une munition téléopérée super compétitive

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
L’Agence internationale de l’énergie débloque 400 millions de barils pour calmer la flambée provoquée par Ormuz, tandis que Tokyo déstocke, que le Japon et l’Australie refusent d’envoyer des navires et que l’Europe redoute une nouvelle prime de risque énergétique.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a enclenché ce lundi le déblocage coordonné de 400 millions de barils pour casser la flambée des cours provoquée par le blocus du détroit d’Ormuz. Mais c’est désormais la confiance même dans la continuité de la mondialisation énergétique qui trébuche : tandis que Tokyo puise dans ses réserves stratégiques et que les Européens s’inquiètent d’un nouveau choc d’inflation importée, Donald Trump transforme la sécurité maritime en instrument de pression financière sur ses alliés.

En menaçant ses alliés de l’Otan d’un « very bad future » si les Européens, le Japon ou l’Australie ne contribuent pas davantage à ses opérations, le président américain impose sa propre grammaire stratégique. Washington ne présente plus la présence de l’US Navy dans le Golfe comme un bien public global offert au nom de la liberté de navigation ; il la vend comme un service. La protection des flux maritimes, hier assumée par les États-Unis au nom de la mondialisation, devient une prestation facturée, soit en navires, soit en contributions financières sonnantes et trébuchantes. Pour les alliés, cette bascule renverse le contrat implicite de l’après-guerre froide : la solidarité ne va plus de soi, elle se négocie.

A LIRE AUSSI

Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump, le choix de l’escalade

Dans ce contexte, Londres tente de déminer le terrain politique. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a tenu à préciser que le plan envisagé pour rouvrir le détroit d’Ormuz « ne sera pas une mission de l’Otan », mais une opération à base nationale, éventuellement coordonnée entre plusieurs marines alliées. En dissociant explicitement l’Alliance atlantique de l’opération, il envoie un double message : aux Européens, que l’article 5 n’est pas en jeu ; à Washington, que les alliés refusent de voir l’Otan transformée en bras armé automatique de chaque campagne américaine au Moyen-Orient. Cette mise au point fragilise encore un peu plus la tentative de Trump de lier l’avenir de l’Alliance à sa coalition navale.

Japon et Australie : le repli vers les priorités régionales

Le cas du Japon illustre cette nouvelle paralysie stratégique. Tokyo a confirmé l’ouverture de ses cuves stratégiques, alors que sa dépendance au Golfe est quasi totale pour ses hydrocarbures. L’archipel répond à la crise par un instrument purement civil : vider ses stocks pour lisser le choc, plutôt que s’aligner militairement. Dans le même temps, le gouvernement précise n’avoir « aucun plan » d’envoi de navires de guerre à Ormuz. Le signal est double : oui à la solidarité de marché via l’AIE, non à la solidarité de feu sous bannière américaine.

A LIRE AUSSI

Détroit d’Ormuz : la « flotte fantôme » maintient un trafic minimal malgré la guerre

Ce refus s’enracine dans les contraintes de la Constitution pacifiste, qui encadre strictement toute projection de force offensive. Mais ses implications dépassent le droit interne. En choisissant de déstocker plutôt que de déployer, Tokyo révèle une fissure structurante dans l’axe transpacifique. Le chantage sécuritaire de Trump se heurte à un mur politique : les alliés les plus dépendants des flux d’Ormuz ne peuvent plus, ou ne veulent plus, convertir mécaniquement leur vulnérabilité énergétique en alignement militaire immédiat. Le Japon privilégie la gestion de risque économique (réserves, diversification, diplomatie prudente) à l’engagement dans une coalition de coercition.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

En Australie, le raisonnement conduit à la même conclusion par des chemins presque inverses. Canberra refuse de dérouter ses moyens navals vers Ormuz, non par pacifisme constitutionnel mais parce que chaque frégate est jugée indispensable sur le théâtre indopacifique. Face à la montée en puissance navale de la Chine, la hiérarchie des menaces a basculé : Pékin, et non Téhéran, structure désormais son agenda stratégique. Pour les autorités australiennes, le pétrole du Golfe reste important, mais il ne justifie plus de diluer les capacités militaires loin de la zone où se joue leur sécurité à long terme. Ce choix acte une tendance lourde : les alliés régionaux ne veulent plus servir de supplétifs permanents aux crises du Moyen-Orient.

La fin du « bien commun » sécuritaire dans le Golfe

Avec ces refus, l’axe Ormuz-Malacca cesse d’être géré comme un bien commun sous parapluie américain pour devenir une addition de surveillances nationales. Chacun protège en priorité ses propres routes et ses propres intérêts. Cette fragmentation fragilise la cohésion politique de l’Otan, déjà mise à rude épreuve.

A LIRE AUSSI

Nicolas Goldberg, expert des marchés énergétiques : « Au-delà de 140 dollars le baril, certaines industries devront fermer »

En liant la survie future de l’Alliance à une contribution accrue – militaire ou financière – sur un théâtre extra-européen, Trump rompt l’esprit de 1949, qui faisait de la sécurité collective un engagement réciproque et non un abonnement. L’Europe, importatrice nette de pétrole et de produits raffinés, se trouve prise en étau : elle subit la hausse des prix et le risque de rationnement, tout en faisant face à la menace d’un désengagement américain qu’elle n’a pas les moyens de compenser sur mer.

La ligne Macron : entre désescalade et prime Ormuz

La France, dans ce paysage fragmenté, tente de maintenir une voie intermédiaire. Emmanuel Macron appelle à rétablir au plus vite la liberté de navigation dans le détroit, mais par la désescalade et la gestion de crise plutôt que par une offensive navale de rupture. La France insiste sur le caractère strictement défensif de son dispositif : protection des navires battant pavillon français, sécurisation de ses forces et de ses ressortissants, participation à l’effort collectif sans basculer dans une logique de cobelligérance totale. Cette ligne reflète un calcul précis. Pour Paris comme pour l’ensemble de l’Union européenne, le risque le plus dangereux n’est pas seulement la fermeture mécanique d’Ormuz, mais l’embrasement durable de la région qui installerait une prime de risque permanente sur chaque baril issu du Golfe.

A LIRE AUSSI

Tensions dans le détroit d’Ormuz : face à la guerre, le dilemme des armateurs grecs

À la « prime Ukraine » déjà intégrée dans les prix européens de l’énergie, s’ajouterait une « prime Ormuz » durable, pesant sur la compétitivité industrielle, sur les finances publiques et sur le pouvoir d’achat. En cherchant à contenir l’escalade tout en tenant sa place dans le camp occidental, la France tente donc de réduire le coût économique d’un ordre énergétique de plus en plus militarisé. La crise actuelle agit ainsi comme un révélateur brutal. D’un côté, les États-Unis, redevenus exportateurs majeurs de pétrole, se sentent suffisamment protégés pour monétiser leur rôle sécuritaire. De l’autre, des alliés comme le Japon ou l’Australie, extrêmement exposés à Ormuz ou à la Chine, ne peuvent plus suivre sans conditions. Entre les deux, l’Europe découvre qu’elle paie le prix fort de sa double dépendance : aux importations d’hydrocarbures et au bouclier militaire américain.

Les réactions à l’appel de Trump pour la sécurisation du détroit d'Ormuz
D’autres alliés de Washington ont réagi à l’appel de Donald Trump. La Corée du Sud adopte ainsi une ligne plus prudente : Séoul reste en étroite consultation avec les États-Unis mais rappelle qu’un déploiement militaire à l’étranger nécessite l’aval du Parlement, ce qui laisse planer une forte incertitude sur une éventuelle participation à une coalition navale. Le Danemark se veut plus ouvert sans pour autant s’engager, son ministre des Affaires étrangères expliquant qu’une « grande nation maritime » comme Copenhague doit envisager différentes formes de contribution, tout en soulignant qu’aucune décision n’a été prise à ce stade. L’Union européenne, elle, explore la piste d’un dispositif s’inspirant de l’Initiative de la mer Noire et d’un éventuel élargissement du mandat de sa mission navale Aspides, sans consensus pour l’instant entre États membres.
Plusieurs capitales continentales se montrent nettement plus réticentes : l’Allemagne rejette la demande américaine et refuse de participer à la protection militaire du détroit, tout comme la Grèce et l’Espagne, qui dénoncent une guerre jugée illégale et redoutent une escalade supplémentaire. La Chine, de son côté, garde un profil bas et met en avant son rôle de médiateur, assurant être en contact avec « toutes les parties » pour promouvoir l’apaisement et un retour au calme, sans s’engager explicitement sur une contribution navale à l’initiative de Washington.

(Avec agences)

VT (avec agences)

Sur le même sujet

  • 1

    Immobilier : « La paupérisation de l’accession à la propriété est en marche », alerte la FNAIM

  • 2

    « On a l'impression de couler » : l'Unédic appelle l'État à abandonner tout nouveau prélèvement

  • 3

    L'OCDE recommande à la Norvège de supprimer son impôt sur la fortune

  • 4

    Vincent Chabault, sociologue : « Le luxe est le marché de la reconnaissance sociale »