Resserrement monétaire : François Villeroy de Galhau prépare les esprits
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Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.
REUTERS - Abdul Saboor
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Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.
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La Banque centrale européenne (BCE) est prête à réagir face aux pressions inflationnistes provoquées par la crise énergétique née du conflit au Moyen-Orient. Comme l’a souligné vendredi François Villeroy de Galhau dans l'émission Ecorama, gouverneur de la Banque de France, « les dernières nouvelles allaient vers un conflit plus long, plus intense, ce sont donc des effets économiques plus forts. »
Depuis le début des frappes américano-israéliennes contre l’Iran le 28 février, les prix du pétrole et du gaz ont bondi, aggravant le risque que la hausse des coûts de l’énergie se répercute sur les prix à la consommation et freine l’activité économique dans un bloc monétaire dépendant des importations de carburant.
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Pour François Villeroy de Galhau, la BCE est prête à agir : « Nous avons la capacité d’agir autant que nécessaire et quand ce sera nécessaire. Nous sommes pleinement déterminés à stabiliser l’inflation à notre cible à moyen terme de 2 %. » Le gouverneur insiste sur un ton plus orienté vers l’action : « Nous disions jusqu’à présent que nous étions dans une ’bonne position’. Maintenant nous disons que nous sommes ’bien positionnés’ pour faire face à l’incertitude. »
La mémoire de 2022 reste vivace. La BCE avait alors tardé à réagir face à la flambée des prix de l’énergie provoquée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie, ce qui avait entraîné un pic de l’inflation à 10,6 % dans la zone euro. Cette fois, l’institution semble vouloir éviter toute hésitation.
Les marchés anticipent désormais plusieurs hausses des taux directeurs cette année, la première étant attendue en juin. Barclays et J.P. Morgan tablent sur une première hausse en avril, suivie de nouvelles hausses en juin et juillet. Morgan Stanley prévoit deux hausses de 25 points de base, en juin et septembre.
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François Villeroy de Galhau reconnaît que « le conflit va plutôt dans le sens » d’un resserrement monétaire, et que l’option d’une baisse des taux est « beaucoup moins probable aujourd’hui ». Le gouverneur de la Bundesbank, Joachim Nagel, a également signalé qu’une politique plus restrictive pourrait devenir nécessaire si les anticipations d’inflation augmentent durablement. À l’inverse, le gouverneur de la banque d’Espagne, José Luis Escriva, reste prudent : « Certaines situations s’atténuent parfois sans nécessairement entraîner une modification des taux d’intérêt. »
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