Avant l’ouverture de la campagne déclarative en avril, La Tribune détaille les points importants à avoir en tête pour les contribuables.
Ce printemps, la campagne de déclaration de revenus s’ouvrira, en ligne, sur le site de l’administration fiscale le jeudi 9 avril. Cette date a été annoncée par la Direction générale des finances publiques (DGFiP) à Ouest-France. Le calendrier détaillé n’a, pour l’heure, pas encore été communiqué par Bercy. Une chose est certaine en revanche : il ne faudra pas attendre la dernière minute pour déclarer ses revenus encaissés durant l’année 2025, sous peine d’erreurs ou d’oublis qui pourraient coûter cher.
Pour les contribuables, la bonne nouvelle tient assurément dans la revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu (IR) sur l’inflation (+0,9 %), après l’adoption, ô combien chaotique, de la loi de finances pour 2026, le 2 février. Aucun contribuable ne paiera plus d’impôt uniquement en raison de la hausse des prix. Le nouveau barème de l’IR est disponible ici.
Ces dernières années, l’administration fiscale — notamment grâce à la réforme du prélèvement à la source, depuis le 1er janvier 2019 — a progressé sur le préremplissage des données au sein du formulaire déclaratif (2042). Au point que certains contribuables, à la situation fiscale simple, bénéficient de ce qu’on appelle la « déclaration automatique » (2042 K Auto). Sans avoir à accomplir de démarches administratives, la déclaration est considérée comme validée par Bercy.
Mais attention, déclaration automatique ou non, « il faut bien s’assurer qu’il n’y a pas d’éléments à corriger ou à ajouter », prévient Valentine Roulin, avocate fiscale au cabinet Arsene. « Les contribuables ne doivent pas faire une confiance aveugle aux données préremplies, abonde Jérôme Barré, avocat associé chez Yards. Leurresponsabilité reste pleine et entière en cas d’erreur. »
Changements de situation personnelle
La période déclarative est bien sûr l’occasion de signaler à l’administration fiscale, sur le site impots.gouv.fr, les éventuels changements de situation personnelle (déménagement, pacs, perte d’emploi, mariage, etc.). « Il est possible de conserver une imposition séparée pendant l’année du pacs ou du mariage », rappelle Jérôme Barré. De manière générale, il est conseiller de signaler ces changements dès qu’ils interviennent pour que Bercy puisse les prendre en compte sans tarder.
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