Après quelques années d'apathie, les PME et ETI régionales pourraient bénéficier d'une nouvelle dynamique en Bourse, grâce à l'intérêt croissant des investisseurs dans les domaines dits « stratégiques », allant de la défense au stockage d'énergie, en passant par les semi-conducteurs. Exemple en Auvergne Rhône-Alpes.Plus discrètes que les grandes sociétés du CAC 40, les PME et ETI régionales ne déméritent pas sur la scène boursière, bien au contraire. « Depuis le début de l'année, la performance de l'indice représentatif des ETI cotées sur Euronext, le CAC Small, a augmenté de plus de 50% », révèle Guillaume Morelli. Le responsable des cotations pour la France et la péninsule ibérique chez Euronext évoque également un regain d'intérêt pour les IPO après quelques années creuses.
Et ce, même si « la période récente a été modeste, voire pauvre, en termes d'introductions en Bourse », reconnaît-il, pointant « l'inflation, la pression sur les budgets et la sensation d'une perte de compétitivité » au sein des entreprises.
Malgré l'incertitude ambiante, confirmée par les récents soubresauts politiques, les sociétés régionales en croissance semblent en effet bénéficier plutôt d'une bonne dynamique.
Les PME et ETI régionales plébiscitées
Globalement, les dernières IPO de PME ont donné lieu à de belles opérations, fait remarquer Vincent Le Sann, directeur général adjoint de Portzamparc, filiale de la BNP Paribas, installée à Lyon. La majorité des nouvelles cotations de PME/ ETI se sont traduites par « des levées qui dépassent souvent les 100 millions d'euros », confirme le directeur de cotation d'Euronext France.
Avec un autre constat de bon augure, qui se traduit par le regain d'intérêt des investisseurs privés pour la Bourse et les PME françaises. Ils seraient ainsi un million de plus qu'en 2019, selon Vincent Le Sann.
« Depuis 12 à 18 moins, la lecture du monde a changé, on observe un besoin de réinvestir dans nos champions et d'être moins dépendant des champions des autres géographies. Un basculement s'opère en faveur des entreprises françaises susceptibles de devenir des alternatives à des géants asiatiques ou américains », développe Guillaume Morelli.