Nucléaire civil : la Normandie se prépare à un appel d’air sans précédent
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Vue aérienne de l'usine Orano de La Hague
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Vue aérienne de l'usine Orano de La Hague
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Vingt années en or. Entre le projet d’extension de l’usine Orano de La Hague (Manche) livrable en 2040 et celui de la centrale de Penly (Seine-Maritime) qui accueillera en 2038 les premiers réacteurs de nouvelle génération d’EDF, ce sont au bas mot 60 milliards d’investissements qui vont pleuvoir sur la Normandie au cours des deux prochaines décennies. Et encore ne compte-t-on pas les travaux de remise à niveau et de maintenance des trois centrales (Flamanville, Paluel et Penly) qu'abrite le littoral normand.
« C’est bien simple, la région n’a jamais connu un tel appel d’air. La vague qui va arriver est tout bonnement sans précédent », résume Marouane Fagousse, responsable du pôle nucléaire au sein du cluster Normandie Energies. Face à cette manne d'une ampleur inédite, équipementiers et sous-traitants se mettent en ordre de bataille dans l’espoir qu'elle « ruisselle » jusque dans leurs comptes de résultats.
Illustration chez Manoir Industries dans l'Eure. Reprise l'an dernier par le britannique Paralloy, la fonderie dont certaines des pièces équipent déjà les centrales françaises et bientôt celles d’Hinckley Point et de Sizewell en Grande-Bretagne, entend bien se placer sur les rangs du programme des futurs EPR2 tricolores grâce à son savoir-faire dans les sous-ensembles complexes.
Ces derniers mois, l'entreprise a acquis des « outils digitaux de simulation et de mesurage » pour produire des pièces « zéro défaut », explique à La Tribune son directeur général, Philippe Alexandre Grard. Objectif : satisfaire aux normes ultra-exigeantes de la sureté nucléaire. Un investissement stratégique pour le dirigeant qui dit tabler sur un quintuplement de son chiffre d’affaires de sa division nucléaire dans les prochaines années « de 10 millions aujourd’hui à 50 millions ». Il est loin d’être le seul à croire dans les promesses de l’atome.
Ainsi dans le Cotentin, Framatome a réservé un terrain de 4,5 hectares pour construire un complexe dédié à l’ingénierie qui devrait accueillir quelque 400 collaborateurs. Pas très loin de là, c’est le groupe Vulcain, nouvelle maison mère de l’entreprise Naudin spécialisée dans l’usinage de précision et la chaudronnerie, qui prévoit d’édifier deux bâtiments et de recruter une cinquantaine de personnes par an d’ici 2030, nous apprend la Presse de la Manche.
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