Lithium : l’État entre au capital du projet d’Imerys dans l’Allier
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Mine de lithium, Imerys
Crédits : Imerys
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Mine de lithium, Imerys
Crédits : Imerys
L’État français va investir 50 millions d’euros dans le projet de mine de lithium d’Imerys à Beauvoir (Allier), via une entrée au capital opérée par la Banque des Territoires. L’opération, présentée comme une prise de participation « minoritaire mais significative », doit être finalisée « dans les prochains mois » et vise d’abord à sécuriser la suite du développement du projet, notamment la phase d’études.
Selon Bercy, la participation publique tournerait « aux alentours de 30 % du capital ». Une position qui, sans faire de l’État un actionnaire majoritaire, lui donne un droit de regard sur un actif considéré comme critique dans la nouvelle doctrine française et européenne de souveraineté minérale.
Imerys précise que cet investissement doit permettre « la finalisation de l’étude de faisabilité définitive », attendue « début 2027 » et indispensable « avant toute décision finale d’investissement » pour le futur site de production. L’industriel vise une mise en service à l’horizon 2030.
Dans sa communication, le groupe insiste sur la coopération à venir avec l’État « dans le cadre de ce partenariat stratégique ». La formule compte : derrière le financement, il s’agit aussi d’adosser le projet à une garantie politique, à un moment où les mines, en France, se heurtent autant à la complexité administrative qu’à l’acceptabilité sociale locale. Déjà, au mois de septembre l'ancien ministre de l'Industrie Marc Ferracci s'était rendu sur le site reconnu d'intérêt national majeur, pour assurer du soutien de l'Etat. Sur LinkedIn, Alan Parte, vice-président Lithium Projects chez Imerys, parle d’« une avancée majeure » : l’entrée de l’État « apporte les ressources nécessaires pour finaliser l’étude de faisabilité définitive, ainsi que pour préparer les prochaines étapes du projet ».