Des camions sont garés dans la mine à ciel ouvert du complexe minier de cuivre et d’or Grasberg de PT Freeport, près de Timika, en Indonésie, le 19 septembre 2015.
/FW1FP/Bernadette Baum - REUTERS - Antara Foto Agency
À Londres, le cuivre vole la vedette à tous les autres métaux. Après avoir franchi les 11 000 dollars la tonne, le métal rouge s’impose comme la star incontestée de la « London Metal Exchange Week ». Son intérêt est teinté de nombreux débats sur sa capacité à garder un prix en hausse.
Le roi Charles III en personne aurait pu venir à la LME Week, il n’aurait pas suscité autant d’attention que le marché du cuivre. Cette semaine, la London Metal Exchange organise son événement annuel qui attire les acteurs des métaux du monde entier. Les entreprises, start-up, états et places boursières se rencontrent et organisent partout dans la capitale britannique des temps d’échange.
La semaine débute par un séminaire organisé par la bourse des métaux londonienne. À quelques mètres de Big Ben, des centaines de personnes investissent la salle de conférences Élisabeth II et répondent en direct à un sondage sur leur téléphone. Le résultat qui s’affiche sur le grand écran est sans appel : près de 60 % des répondants ont déclaré que le cuivre était le métal avec le plus grand potentiel de hausse.
Vers une offre déficitaire en 2026
L'an dernier il s'était également hissé en haut du podium mais avec 5 points de moins. Pour remporter le sondage haut la main, le métal avait pour atout principal d’avoir très récemment dépassé les 11 000 dollars la tonne pour la première fois depuis 1 an et demi, et donc de s’approcher de son record historique de mai 2024, à 11 104 dollars.
Dans les salons de networking où les cartes de visite se distribuent entre deux cafés, rares sont ceux qui misent sur une baisse du prix du cuivre. Les pessimistes auraient sûrement été plus faciles à trouver si la grande messe londonienne avait été organisée un mois plus tôt. En effet, les premières semaines d’automne ont suffi à retourner un marché soumis à la volatilité depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.
Les producteurs indonésiens et congolais ont successivement fait part d’incidents majeurs entravant leur production et mettant en péril les prévisions mondiales d’une offre excédentaire en 2026. À Grasberg, en Indonésie, 7 mineurs sont morts fin septembre après que 800 000 tonnes de boue se sont déversées sur le site, obligeant à la fermeture de la mine. Ce lundi à Londres, le président de Codelco, qui exploite la mine chilienne d’El Teniente, a donné le coup de grâce : la plus grande exploitation mondiale à ciel ouvert offrira 48 000 tonnes de moins que prévu, en raison de l’incident qui a coûté la vie à 5 mineurs en juillet.
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