Fibre excellence : « une crise sociale majeure se profile » en Haute-Garonne
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L'usine de Fibre Excellence à Saint-Gaudens (Haute-Garonne.
Fibre Excellence
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L'usine de Fibre Excellence à Saint-Gaudens (Haute-Garonne.
Fibre Excellence
La France risque de perdre un savoir-faire industriel stratégique avec la fermeture de l'une de ses dernières usines de fabrication de pâte à papier. Implantée à Saint-Gaudens en Haute-Garonne depuis 1959, l'usine Fibre Excellence produit environ 280 000 tonnes par an de pâte à papier, utilisée pour la fabrication de nombreux produits du quotidien (papier, produits sanitaires, emballages).
Le site emploie près de 280 collaborateurs et génère plus de 5 000 emplois indirects sur le territoire et « contribue ainsi à hauteur de 100 millions d’euros à l’économie locale chaque année », d'après la société. En ajoutant l'usine du groupe à Tarascon (Bouches-du-Rhône), Fibre Excellence emploie 670 collaborateurs. Les excédents de vapeur générés par le travail de la biomasse permettent de produire de l'électricité qui est revendue à l'État.
Mais ce mercredi, le patron du groupe en France a sonné l'alerte, les deux usines pourraient fermer dans deux mois. En cause, d'un côté la hausse des prix du bois en France et de l'autre les modalités de rachat par EDF qui ne couvrent plus les coûts réels de production d’électricité.
« Depuis 2023, on voit un certain déséquilibre entre le prix des intrants sur le bois et le prix auquel on vend l’électricité à EDF. Nos produits sont au plus bas, il n’y a pas vraiment de profit sur ce qu’on vend. Par exemple, nous vendons notre électricité à perte. La crise vient de là », analyse Jean-François Guillot, PDG France.
Une situation qui alarme les élus locaux.
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« La disparition de ces sites signifierait la perte des derniers outils français de production de pâte à papier blanchie, affaiblissant durablement notre souveraineté industrielle. Au-delà de l'urgence économique, c'est aussi une crise sociale majeure qui se profile, mettant en péril l'emploi industriel et forestier dans des territoires où les alternatives de reclassement sont limitées », alertent jeudi soir dans un courrier adressé au Premier ministre plusieurs responsables politiques locaux dont Carole Delga, présidente de la région Occitanie, Sébastien Vincini, président du Conseil départemental de la Haute-Garonne et Joël Aviragnet, député de la Haute-Garonne. La présidente de région souligne par ailleurs que ses précédentes missives adressées au gouvernement sont restées sans réponse.
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