Relancer le papier ou diversifier l’activité : le grand dilemme des papeteries de Condat
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Aux papeteries de Condat, une seule ligne reste en fonction.
Condat
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Aux papeteries de Condat, une seule ligne reste en fonction.
Condat
Le géant du papier n’a pas attiré les foules, mais sa liquidation semble écartée. Voilà une première once de soulagement pour les papeteries de Condat, deux mois après leur placement en redressement judiciaire. Victime du désengagement de son actionnaire Lecta, le site industriel situé au Lardin-Saint-Lazare en Dordogne n’emploie plus que 202 salariés sur une seule machine qui fabrique du papier glassine, destiné au secteur de l’étiquetage.
Selon les informations révélées par Sud Ouest en décembre et dont La Tribune a eu confirmation, trois candidats à la reprise sont sur les rangs, dont deux disposent déjà d’un dossier très avancé. En jeu, une usine qui s’étend sur 27 hectares, ayant employé jusqu’à 1 200 salariés pour alimenter l’industrie du livre, et qui dispose d’un outil industriel rutilant. Deux lignes de fabrication de papier sont en place, dont l’une est alimentée par une chaudière biomasse quasi neuve.
L’un des repreneurs potentiels est la Société de participation de la Braye (SPB), un discret gestionnaire de fonds qui a déjà orchestré la reconversion industrielle d’une ancienne papeterie, celle d’Arjowiggins dans la Sarthe, liquidée en 2019. Ce site compte une usine de gants et va poursuivre sa mue avec un data center, grâce à l’investissement de 300 millions d’euros d’Eclairion, ainsi qu’un parc photovoltaïque.
Avec un mélange de bâtiments industriels et de foncier libre, SPB pourrait appliquer la même recette au site de Condat. Son dossier de candidature laisse entrevoir une activité tournée vers le retraitement d’aluminium, la fabrication de cellulose microscopique et des infrastructures numériques.