Décarbonation : Michelin inaugure une chaufferie bois-énergie en Bourgogne
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le site de Michelin à Blanzy, en Saône-et-Loire
Michelin
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le site de Michelin à Blanzy, en Saône-et-Loire
Michelin
La transition énergétique est un défi majeur en France, où les entreprises sont de plus en plus confrontées à des réglementations strictes sur les émissions de gaz à effet de serre. Michelin qui se positionne parmi les industriels les plus pollueurs de Bourgogne-Franche-Comté, a engagé plusieurs initiatives pour réduire son empreinte carbone. Le projet de chaufferie bois-énergie de l’usine de Blanzy - qui s’étend sur 40 hectares et emploie 1 200 personnes - s’inscrit dans une démarche environnementale globale lancée par l’entreprise il y a environ cinq ans.
Cette stratégie vise à répondre aux principaux défis écologiques en agissant sur plusieurs leviers : l’eau, les déchets, la biodiversité et les émissions de CO2. « Le projet de chaufferie constitue le pilier de la stratégie de décarbonation de notre site », affirme Sasha Kettler, le directeur du site. Le principal facteur d’émissions de CO2 du site industriel est la production de vapeur, indispensable aux processus de fabrication et historiquement générée par du gaz fossile.
Pour réduire cette empreinte carbone, l’entreprise a exploré plusieurs alternatives. « La solution de la chaufferie bois-énergie a été identifiée comme la plus pertinente, car elle permet de produire de la vapeur à haute densité tout en visant un bilan carbone proche de zéro », confie Sasha Kettler. Ce projet complète les actions déjà menées avec succès. L’entreprise a notamment réduit sa consommation d’eau de 80 %, valorise 100 % de ses déchets et a obtenu le label « Entreprise engagée pour la nature » en 2023.
À lire également
La pose de la première pierre de la chaufferie, le 19 septembre 2025, a officialisé le lancement de cette nouvelle étape majeure. La mise en service est prévue pour juin 2026. D’un coût estimé à 9,3 millions d’euros, le projet bénéficie d’une subvention de 3,1 millions d’euros de l’Agence de la transition écologique (Ademe) dans le cadre de l’appel à projets BCIAT (biomasse chaleur industrie, agriculture et tertiaire). En matière de performance, la chaufferie, d’une puissance de 5 MW, vise à produire 70 % de la vapeur nécessaire à l’usine à partir de bois, une matière d’origine locale.