Medtech : Uromems lève 60 millions d’euros pour son implant automatisé contre l'incontinence urinaire
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Uromems veut devenir la référence du traitement des fuites urinaires d'effort.
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Uromems veut devenir la référence du traitement des fuites urinaires d'effort.
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Et de quatre. Uromems vient de finaliser sa quatrième levée de fonds d’envergure depuis sa création en 2011. Après avoir reçu 12 millions d’euros en 2016, 20 millions en 2020 et 44 millions d’euros en 2024, elle valide un nouveau tour de table. Il s’établit à 60 millions de dollars, abondé uniquement par le fonds américain Ajax Health, spécialiste Medtech.
Depuis 15 ans, l’équipe d’Uromems (désormais composée de 75 salariés et emmenée notamment par Hamid Lamraoui et par Pierre Mozer, professeur urologue et président de la commission recherche et innovation de l’AP-HP), planche sur le développement d’un implant mécatronique destiné à traiter l’incontinence urinaire d’effort.
Ce dispositif, protégé par 200 brevets, s’apparente à un muscle artificiel, un sphincter posé à côté de l’urètre chez l’homme ou du col vésical pour la femme. Cet implant, bloquant les fuites, est associé à une télécommande actionnable par le patient pour contrôler facilement l’ouverture afin d’uriner.
Le potentiel est très important : le marché est estimé à 40 millions de personnes aux États-Unis, 90 millions en Europe. Mais le chemin est encore long avant la mise sur le marché et dans la medtech les besoins financiers se comptent en dizaines de millions d’euros.