Alors que la capitale des Gaules accueillait durant trois jours le sommet One Health, la richesse du territoire lyonnais et régionale en matière d'infectiologie et d'antibiorésistance est incomparable en France, estime le professeur et virologue Bruno Lina, qui revêt lui-même plusieurs casquettes : président de l'Université Lyon 1, directeur de l'équipe VirPath du Centre International de Recherche en Infectiologie (CIRI) et praticien aux HCL.
Avec la présence de la première école vétérinaire de France, d'universités de renom, de grands groupes industriels (Sanofi, Boehringer Ingelheim, bioMérieux), biotechs, ou encore des Hospices Civils de Lyon (HCL)... Cet écosystème bénéficie « d'une culture de la collaboration assez unique » permettant à Lyon de se positionner parmi les places les places les « légitimes et crédibles » concernant l'approche « One Health », complète Erick Lelouche, président du pôle de compétitivité des industries de la santé, Lyonbiopôle.
Un pôle qui lui-même contribué sur le plan local à l'essor de synergies de recherches entre ses 250 membres, présents sur toute la chaîne de valeur en santé animale comme humaine, de même que le Labex Ecofect, créé en 2012, puis une décennie plus tard, le projet EquipeX InfectrioTron.
Car l'approche « d'une seule santé » s'appuie sur la coopération et la collaboration de trois domaines d'expertise (santé humaine, animale et environnementale) afin d'analyser au mieux leurs interactions. Or aujourd'hui encore, la recherche en sciences demeure divisée en « silos » .