... n cours d'essais, pour le Covid.
« Nous avons passé une année qui a été qualifiée de "bonne" au sein du groupe, puisqu'elle a été portée par l'ensemble de trois métiers (santé animale, humaine et production de produits biopharmaceutiques sous contrat, ndlr) et une croissance positive de 3 %. Cela a permis de démontrer que nos activités étaient résilientes et qu'elles pouvaient traverser les crises », illustrait à La Tribune Jean Scheftsik de Szolnok, membre du directoire et responsable de la santé animale au niveau mondial du groupe Boehringer Ingelheim.
Le laboratoire allemand, qui possède une forte implantation à Lyon depuis le rachat de Merial en 2017, aura même noté qu'au cours de l'année qui vient s'écouler, l'apparition d'un lien encore plus ténu entre santé humaine et santé animale, qui se traduit au cœur de sa stratégie depuis plusieurs années : « Nous avons depuis longtemps la conviction que la santé animale et humaine sont liées, à travers des liens profonds et à la fois complexes, et cela s'était déjà illustré pour notre groupe par le rachat de la branche Merial en 2017 ».
Jean Scheftsik de Szolnok défend en effet depuis plusieurs années la notion d'une même "santé globale" englobant les trois sphères, à travers son concept de « One heath » rappelle qu'avant le Covid, d'autres pathologies comme le sida, le choléra, la maladie de Lyme, ou encore la grippe aviaire, avait déjà franchi la barrière interespèces :
« On sait que les deux tiers des maladies émergentes et infectieuses dans le monde proviendront d'une source animale. Il s'agit donc d'avoir des actions pragmatiques et concrètes dès aujourd'hui sur la question du lien entre santé animale, humaine, et même environnement », détaille-t-il.