En 2014 déjà, l'objectif était clairement affiché : celui "d'attirer davantage les biotechs". Avec une spécialisation dans les domaines du vaccin, du diagnostic et de l'immunologie.
Un peu moins de dix ans et une crise sanitaire d'ampleur mondiale plus tard, le Biodistrict de Gerland n'a pas perdu de ses ambitions. Au contraire. C'est désormais une série de projets qui arrivent à maturité et se dévoilent, au coeur d'un écosystème lyonnais déjà reconnu pour le poids de son économie dans le domaine de la santé. Avec, chose notable, l'un des rares dossiers où les différents bords politiques parviennent encore à s'accorder sur le soutien à une cause commune.
A l'époque de sa création, ce quartier, qui recoupait près de 100 hectares de foncier, avait été aménagé par l'ancien maire LREM Gérard Collomb selon une double logique : afficher la spécialisation d'un territoire, puis s'afficher sous la forme d'une marque afin de convaincre ensuite les investisseurs et les grands projets industriels ou publics.
Déjà, le Grand Lyon nourrissait le rêve de devenir l'un des principaux « clusters » mondiaux en santé et biotechnologies. Après avoir accueilli le premier pôle de compétitivité de la santé Lyonbiopôle en 2015, c'est également un Institut de Recherche Technologique en Infectiologie (IRT Bioaster), seul projet d'IRT en santé retenu par l'Etat dans le cadre des Investissements d'Avenir, qui s'y était installé en 2015.
"A l'époque, l'idée de construire un institut de recherche sur les maladies infectieuses a aboutit sur une formule inédite : étant donné que cet institut devait être branché sur les besoins industriels, il a été convenu que son pied principal serait au sein du Biodistrict à Lyon, ce qui explique que nous avons aujourd'hui 80% de nos équipes sur place, contre seulement 20% à Paris", confie Alexandre Moulin, directeur général adjoint de Bioaster.