Démantèlement nucléaire : nouveau bras de fer en vue pour Engie en Belgique
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"Cet avis est préliminaire et ne lie pas la CPN qui est la seule décisionnaire", indique Engie.
AFP - JOEL SAGET
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"Cet avis est préliminaire et ne lie pas la CPN qui est la seule décisionnaire", indique Engie.
AFP - JOEL SAGET
C’est un exercice dont Engie aimerait largement se passer. Tous les trois ans, en Belgique, la Commission des provisions nucléaires (CPN), un régulateur indépendant, évalue si les montants provisionnés par l’énergéticien au titre de ses activités atomiques dans le Plat pays sont suffisants. Si ces négociations triennales ne concernent plus les déchets nucléaires depuis qu’un accord a été trouvé avec le gouvernement précédent au terme de longues tractations et d’un versement de 15 milliards d’euros, le groupe tricolore doit toujours s’y soumettre pour les opérations de démantèlement.
Or, un avis préliminaire de l’Organisme national des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies (Ondraf), remis quelques jours avant Noël à la CPN et dont la presse belge a eu connaissance, recommande qu’Engie provisionne 3 milliards d’euros supplémentaires. De sorte que l’enveloppe dédiée au démantèlement avoisinerait les 12 milliards d’euros, contre les 8,77 milliards d’euros initialement prévus. En coulisses, Engie a fait savoir au gouvernement qu'une telle augmentation était « inacceptable », rapporte le quotidien belge L’Echo, qui cite également Kevin Welch, actuel président de la CPN. Lequel explique que le document transmis par l’Ondraf montre « des incohérences dans les scénarios de démantèlement présentés par Engie ». « Cela oblige à prendre des hypothèses prudentes dans l’intérêt public », ajoute-t-il.
Interrogé sur ces incohérences, Engie ne fait pas de commentaire. « Cet avis est préliminaire et ne lie pas la CPN qui est la seule décisionnaire. Il est donc tout à fait prématuré de le commenter. Un dialogue constructif se poursuit tant avec l’Ondraf qu’avec la CPN », se contente d’indiquer le groupe à La Tribune.