Réseaux électriques : pourquoi Engie s’offre UK Power Networks pour 12 milliards d’euros
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Catherine MacGregor, la directrice générale d’Engie
REUTERS - SARAH MEYSSONNIER
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Catherine MacGregor, la directrice générale d’Engie
REUTERS - SARAH MEYSSONNIER
« Nous allons écrire une nouvelle page de notre histoire. Une histoire plus électrique », s'est félicitée Catherine MacGregor, la directrice générale d'Engie ce jeudi 26 février. La veille, à l'occasion de la publication de ses résultats annuels, le groupe tricolore, historiquement spécialisé dans le gaz, a officialisé le rachat d’UK Power Networks (UKPN) pour 10,5 milliards de livres, soit environ 12 milliards d’euros. C’est la plus grosse opération de croissance externe d’Engie depuis une dizaine d’années. Et le montant mis sur la table est largement supérieur au prix auquel EDF avait cédé cet actif en 2010 (5,8 milliards de livres). « L'actif s'est augmenté de la valeur des investissements du passé. Le niveau de performance de UKPN n'est pas du tout le même aujourd'hui qu'en 2010 », a justifié la direction d'Engie. La finalisation de l'opération auprès de sociétés cotées à Hong Kong est prévue à la mi-2026, sous réserve des autorisations réglementaires habituelles pour ce type d’opération.
Cette acquisition constitue « une étape majeure et transformante », a souligné la dirigeante lors d'un échange avec la presse. Elle s’inscrit « pleinement dans notre ambition de devenir un acteur clé des infrastructures de réseau électrique régulées, essentielles pour la sécurité énergétique, l’électrification de la demande et une plus grande flexibilité du système. Cette opération améliorera à la fois la trajectoire de croissance du groupe et réduira notre profil de risque », a commenté la directrice générale dans un communiqué. L'opération a été accueillie très favorablement par les investisseurs. Ce jeudi matin, le cours de l’action a bondi d’environ 7 %, atteignant près de 29,50 euros, un niveau inédit depuis septembre 2009.
Cette méga-acquisition « n'arrive pas comme une surprise » a fait valoir Catherine MacGregor. Il y a deux ans, Engie avait déjà tenté outre-Manche de s'emparer d'ENW lors d'un processus concurrentiel. Mais l'espagnol Iberdrola l'avait remporté moyennant 2,5 milliards d'euros. « Cette expérience nous a permis d’apprendre énormément sur ce type d’activité et de préparer les esprits sur le fait qu’Engie regardait les actifs de distribution », a-t-elle expliqué.
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État monte au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise