Depuis sa naissance au coeur des Alpes en 2017, Rosi (aussi appelée Rosi Solar) ne dévie pas de sa trajectoire : avec l'ambition, dès son origine, de développer un procédé de recyclage sélectif des panneaux photovoltaïques promettant de récupérer notamment des matériaux critiques (silicium, argent, etc). Le tout, à partir d'un procédé de pyrolyse unique, permettant d’isoler les différents métaux présents dans les cellules photovoltaïques et de remplacer surtout les méthodes de broyage utilisées jusqu'ici par l'industrie du recyclage.
Après avoir installé près de Grenoble, à La Mure (Isère), son premier démonstrateur visant à contribuer à la décarbonation d'une filière stratégique, mais hautement concurrencée par la Chine, Rosi vient de faire un pas supplémentaire vers son objectif.
Et ce, malgré quelques retards de calendrier : il y a quelques jours, la deeptech a annoncé la clôture d'une enveloppe de financement très attendue de 20 millions d'euros (auprès de ses actionnaires historiques, parmi lesquels InnoEnergy, le Conseil européen de l’innovation (EIC) ainsi que nouveaux investisseurs internationaux CMA CGM - propriétaire également de La Tribune, ndlr - et la société de gestion de fortune familiale espagnole G3T, l'un des plus grands family offices espagnols.