Cette usine franco-belge qui transforme les panneaux photovoltaïques en mine d'or
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À la limite de la frontière belge, les panneaux solaires trouvent une seconde vie.
Pierrick Merlet
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À la limite de la frontière belge, les panneaux solaires trouvent une seconde vie.
Pierrick Merlet
Ils s'empilent par centaines. Au milieu d'autres tas de déchets, cette montagne de matériels humidifiée par la pluie belge interpelle. À l'heure de la transition énergétique, ce sont des tonnes de panneaux solaires usagés qui s'accumulent dans cette usine située à la frontière franco-belge, le long de la rivière de la Lys. « Tous les panneaux photovoltaïques traités ici sont originaires de France », précise Emmanuel Katrakis, le directeur des affaires institutionnelles et réglementaires de Galloo, devant ces équipements énergétiques nombreux sur plusieurs mètres de hauteur.
Cette société belge, à capital familial, est spécialisée dans le recyclage de différents flux, comme l'électroménager ou les véhicules hors d'usage. En 2024, la société de 800 collaborateurs a traité pas moins de 210 000 tonnes de déchets. Parmi eux, ce flux (croissant) de panneaux photovoltaïques est apporté par l'éco-organisme français Soren. Il est la seule structure habilitée par l'État français pour collecter et recycler ce symbole de la révolution énergétique.
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Rien que l'année passée, ce sont 17 millions de panneaux photovoltaïques qui ont été installés en France, selon des données de l'éco-organisme. Et autre preuve du dynamisme de ce marché dans le pays, pas moins de 549 metteurs en marché versent actuellement une éco-contribution à Soren pour un total de 8 millions d'euros. L'éco-organisme estime que ce chiffre grimpera à 100 millions d'euros d'ici à cinq ans.