Électricité : une baisse ciblée de la facture au 1er février
latribune.fr
La facture d'électricité des Français va baisser au 1er février, grâce à la réduction de la contribution tarifaire d'acheminement (CTA), un prélèvement présent sur toutes les factures.
Sans bouleverser la tarification de l’électricité, l’exécutif promet une première baisse concrète sur la facture des ménages à compter du 1er février, via la réduction de la contribution tarifaire d’acheminement (CTA). Un geste limité, mais politiquement assumé.
Après des mois de tensions sur les prix de l’énergie, le gouvernement annonce un léger répit pour les consommateurs. La facture d’électricité des Français va baisser au 1er février, grâce à la réduction de la contribution tarifaire d’acheminement (CTA), un prélèvement présent sur toutes les factures. Le dispositif représente un montant global de 540 millions d’euros, soit environ 10 euros par ménage et par an.
« J’ai décidé de baisser la contribution tarifaire d’acheminement, qui est un prélèvement présent sur toutes les factures d’électricité françaises », a déclaré le ministre de l’Industrie Roland Lescure, dimanche, dans un entretien au Parisien.
Une baisse visible, mais limitée
Concrètement, « au 1er février, le prix de l’abonnement des factures d’électricité va baisser de 5 % par an », précise le ministre. « Pour un boulanger, cela peut représenter jusqu’à 200 euros par an. Pour un ménage, de l’ordre de 10 à 12 euros », ajoute-t-il.
Roland Lescure assume le caractère mesuré de la réforme. « Ce n’est pas une révolution de la tarification énergétique, mais il n’y a pas de formule magique. C’est un changement réel, avec une baisse efficace, immédiate et sensible du prix », plaide-t-il. « Nous allons rendre 540 millions d’euros de pouvoir d’achat aux Français. Ne gâchons pas notre plaisir. »
Le Premier ministre Sébastien Lecornu y voit pour sa part « un premier pas concret pour réduire la facture d’électricité », mais aussi un signal en amont de la présentation, attendue dans les prochaines semaines, « du grand plan d’électrification des usages, au service de notre souveraineté énergétique », a-t-il écrit sur X.
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Selon Bercy, cette baisse n’a « aucun impact » sur les finances publiques. La CTA ne contribue pas au budget de l’État : elle sert à financer le régime de retraite des salariés des industries électriques et gazières, aujourd’hui excédentaire, et qui ne serait pas fragilisé par la mesure.
La réduction de la CTA doit encore passer par une phase de consultation avec le Conseil supérieur de l’énergie, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) et le Comité national des industries électriques et gazières. Ces instances sont favorables à la réforme, selon le ministère. La mesure sera entérinée par un arrêté publié au Journal officiel.
Cette annonce intervient alors qu’une nouvelle organisation du marché de l’électricité est entrée en vigueur au 1er janvier. Le gouvernement anticipe une « stabilité » des factures pour la majorité des ménages en 2026 et 2027.
Ce nouveau mécanisme, baptisé versement nucléaire unique (VNU), n’aura « aucun impact » sur les prix, assure Roland Lescure. « C’est une assurance qui nous évite des prix trop élevés », explique-t-il, en référence à la flambée des tarifs observée après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. « L’ancien système, l’Arenh, ne nous avait que très imparfaitement protégés », souligne-t-il.
Interrogé sur la feuille de route énergétique de la France, attendue de longue date, le ministre assure qu’elle est « quasiment prête », sans avancer de calendrier précis.